De l'opposition au projet hydroélectrique de la rivière Sainte-Anne

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(Québec) Projet hydroélectrique respectueux de la Sainte-Anne ou «rivière à piton»? Les audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur la petite centrale électrique projetée sur cette petite rivière voisine du mont Sainte-Anne ont débuté mardi soir, à Beaupré. Et le projet n'est pas parti pour passer comme une lettre à la poste...

Qualifié mardi par des militants écologistes de rivière «artificialisée», de chute «domestiquée» et de «rivière à piton», le projet consisterait à dévier la plus grande partie du débit de la rivière quelques centaines de mètres en amont de la chute Sainte-Anne, qui tombe d'une hauteur de 60 mètres.

L'eau déviée serait acheminée dans un tunnel jusqu'à une centrale, au bas de la chute. Entre les deux, le débit serait ralenti pour que l'eau restante recouvre la même superficie que dans l'état actuel de la rivière, et un débit minimal serait assuré pour que la chute reste une attraction, elle qui attire 100 000 visiteurs par année.

Or, ce débit «esthétique» serait assuré seulement lors des heures d'ouverture du parc voisin, d'où le surnom de «rivière à piton» dont l'a affublée Alain Saladzius, de la Fondation Rivières.

D'autres objections, de nature économique celles-là, ont également été soulevées à maintes reprises. «Comment est-ce qu'Hydro-Québec justifie un projet comme celui-là alors qu'on a déjà d'immenses surplus d'électricité et que d'autres grands barrages doivent bientôt entrer en service?» a demandé Normand Gagnon, un citoyen de la région.

La représentante d'Hydro-Québec présente mardi, Suzy Salibi, a répondu que la société d'État achète de l'électricité de petites centrales comme celle de la chute Sainte-Anne parce que le gouvernement a décidé de procéder ainsi dans sa stratégie énergétique 2006-2015. Rappelons toutefois que le gouvernement péquiste a déjà fait savoir que plusieurs projets de petites centrales pourraient être revus.

En outre, le coût d'achat réel pour Hydro n'a pas semblé tout à fait arrêté. Mme Salibi a évoqué un tarif de 8 ¢ du kilowatt-heure, mais elle a dû reconnaître que cela n'incluait pas une indexation de 2,5 % par année prévue dans le contrat avec le promoteur, ni d'éventuels coûts de transport. D'après des informations publiées mardi par Le Soleil, le coût réel pour Hydro-Québec pourrait atteindre 11 ¢/kWh, alors que la société d'État en tire à peine 4 ¢ sur les marchés internationaux et 7 ¢ au Québec.

Les audiences doivent se poursuivre aujourd'hui au centre des congrès du Château Mont-Sainte-Anne.

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