Appel au secours à Ottawa pour sauver des épaulards prisonniers des glaces

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Andy Blatchford
La Presse Canadienne
Montréal

Les habitants d'un petit village du Nord québécois demandent à Ottawa de dépêcher immédiatement un brise-glace afin de libérer une dizaine d'épaulards piégés dans une vaste étendue de glace marine.

Les épaulards se regroupent dans un trou d'un... (La Presse Canadienne) - image 1.0

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Les épaulards se regroupent dans un trou d'un diamètre d'environ 10 mètres qui s'est formé dans la glace de la baie d'Hudson afin de prendre des bouffées d'oxygène.

La Presse Canadienne

Des résidants d'Inukjuak ont affirmé que les mammifères se regroupent dans un trou d'un diamètre d'environ 10 mètres qui s'est formé dans la glace de la baie d'Hudson afin de prendre des bouffées d'oxygène dont ils ont désespérément besoin.

Le maire de la municipalité, Peter Inukpuk, exhorte Pêches et Océans Canada d'envoyer un brise-glace le plus rapidement possible afin de sortir les orques de ce mauvais pas.

«Je conseillerais à Pêches et Océans Canada de dépêcher un brise-glace ici», a affirmé le maire Inukpuk, en rappelant que le ministère fédéral était habituellement prompt à dire aux membres de sa communauté à quel point il est important de protéger la faune.

«Si un brise-glace n'est pas envoyé ici pour tenter de les sauver, cela signifiera que Pêches et Océans Canada n'est pas prêt à passer de la parole aux actes.»

Pêches et Océans Canada n'avait pas encore répondu, mercredi, aux messages laissés par La Presse Canadienne.

C'est un chasseur du village qui a localisé les bêtes mercredi, a précisé le maire. Les épaulards se trouvent à environ 30 kilomètres d'Inukjuak, communauté située à quelque 1500 kilomètres au nord de Montréal.

Des dizaines de résidants d'Inukjuak ont fait le voyage en motoneige, lundi, afin d'assister à ce spectacle inhabituel.

À un certain moment, un ours polaire curieux s'est même approché de l'ouverture, selon une femme qui s'est rendue sur les lieux. Un chasseur local a toutefois abattu la bête pour sa viande, a dit Siasie Kasudluak.

Les épaulards semblent en détresse, mais les résidants ne disposent pas de l'équipement requis pour leur venir en aide. Et l'ouverture du trou semble se rétrécir au fur et à mesure que le mercure chute, a prévenu Mme Kasudluak.

«Je ne sais pas ce qui va se passer, mais j'aimerais les voir retrouver leur liberté», a-t-elle ajouté.

Les résidants du secteur sont retournés sur place mercredi afin de voir s'ils pourraient élargir l'ouverture - ou creuser un autre trou - à l'aide de tronçonneuses, de ciseaux et de motoneiges, a expliqué Peter Inukpuk.

Mais le maire craint que ces tentatives n'aient des conséquences néfastes.

«À certains moments les orques paniquent lorsque la glace autour d'eux se déplace», a exposé M. Inukpuk, qui n'a pas encore vu la scène de ses propres yeux.

«Mais s'il y a une chose que nous savons au sujet de toutes les espèces que nous trouvons ici - surtout les grosses bêtes comme les ours polaires -, c'est que si nous excitons (les animaux), ils deviennent féroces.»

Les épaulards ne s'aventurent habituellement pas dans les environs d'Inukjuak, d'après Peter Inukpuk. Selon le maire, une soudaine chute des températures aurait pu surprendre les bêtes, qui se seraient retrouvées piégées sous la glace.

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