Le retrait des poêles à bois encouragé à Québec

Pendant l'hiver, la combustion du bois de chauffage... (Photothèque La Presse)

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Pendant l'hiver, la combustion du bois de chauffage envoie des particules fines dans l'air qui s'ajoutent aux gaz émis par les voitures et les industries.

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(Québec) La Ville de Québec fait un premier pas dans le retrait des vieux appareils de chauffage au bois sur son territoire. Son adhésion à un projet pilote gouvernemental permettra aux citoyens qui remplacent leur poêle polluant d'obtenir une subvention allant jusqu'à 600$.

Le comité exécutif de la Ville a décidé, vendredi, de participer à la deuxième phase du programme environnemental Changez d'air! Le projet pilote lancé l'été dernier par le gouvernement du Québec offre des remises d'au plus 600 $ aux gens qui désirent remplacer leurs poêles désuets par des appareils plus écolos comme ceux alimentés par le gaz, des granules ou l'électricité.

La première phase qui se termine le 31 décembre permet à tout citoyen du Québec d'y adhérer. Le programme est reconduit en 2013, mais seuls les résidants des municipalités qui ont choisi de contribuer à son financement pourront profiter de la subvention.

La Ville de Québec a accepté d'allonger 100$ pour chaque appareil remplacé par l'un de ses citoyens. Elle a prévu un fonds de 40 000$ pour cette mesure incitative, permettant le retrait de 400 vieux poêles, indique la porte-parole Carine Loranger.

La première phase débutée en août aura bénéficié à 258 résidants de Québec, selon l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), qui gère le programme. À la Ville, on reconnaît que cette participation aurait incité le comité exécutif à sauter dans le train de la deuxième phase volontaire. À la grandeur de la province, c'est tout près de 3000 appareils de chauffage au bois qui ont été retirés jusqu'à maintenant.

Ailleurs dans la région

Outre Québec, les villes de L'Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin-de-Desmaures participeront à la deuxième phase. Lévis serait aussi sur le point de confirmer son adhésion. En date de vendredi, 65 municipalités avaient signifié leur intention de contribuer au projet pilote.

L'AQLPA souligne que le programme Changez d'air! vise à réduire la pollution atmosphérique, notamment à l'origine du smog hivernal.

Les poêles à bois sont en grande partie responsables du smog hivernal en raison des particules fines, des contaminants qui polluent l'air et affectent la santé. Certains épisodes de smog hivernal ont été détectés à Québec dans les dernières années, notamment dans le secteur de Cap-Rouge.

En 2011, les autorités municipales disaient que les épisodes de smog hivernal n'étaient pas assez grands pour être ciblés par un programme unique de remplacement des poêles à bois comme celui lancé à Montréal.

L'organisme Équiterre venait alors d'être mandaté pour gérer la répartition d'une aide de 6 millions$ pour inciter les citoyens montréalais à se départir de leurs vieux appareils. L'installation d'un tout nouveau poêle à bois est d'ailleurs interdite depuis 2009 dans la métropole. Les municipalités du reste de la province se plient quant à elles au règlement gouvernemental n'autorisant que la vente d'appareils à combustion certifiés EPA.

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