Poussière rouge sur Limoilou: la Santé publique s'en mêle

Le 26 octobre, un déchargement d'oxyde de fer... (Arrimage du St-Laurent)

Agrandir

Le 26 octobre, un déchargement d'oxyde de fer mal arrosé chez Arrimage Québec dans le port a soulevé un nuage de particules rouges qui s'est déposé, entre autres, sur le quartier Limoilou

Arrimage du St-Laurent

Partager

(Québec) Alertée par une citoyenne, la Direction régionale de santé publique de la Capitale-Nationale (DRSP) mettra son microscope sur le port de Québec. D'autant plus que ce n'est pas la première fois que la DSP s'inquiète de la pollution venant de la zone portuaire.

«On va se mettre au travail», assure Isabelle Goupil-Sormany, médecin-conseil à la Direction de santé publique. «Les gens méritent une information juste.»

En plus de celle de Véronique Lalande, d'autres analyses seront réalisées pour savoir si cette poussière faite de métaux lourds est un phénomène passager ou non, explique la médecin-conseil.

«Si on voit que le bruit de fond est toujours comme ça, que ce n'est pas un événement ponctuel, il faudra faire des changements», assure Isabelle Goupil-Sormany.

Il y a déjà trois ans que celle-ci s'intéresse à la pollution venant du port de Québec. Depuis, en fait, que des citoyens de Beauport ont soulevé un problème de nuage de poussière, en août 2009.

La DRSP avait alors visité le site industriel de Beauport et avait formulé une série de recommandations au Port de Québec et à ses opérateurs. Les spécialistes en santé environnementale suggéraient d'ajouter un couvert végétalisé, de mieux arroser les matières volatiles et de les recouvrir de bâches plus souvent, d'installer des abat-poussières.

Le port a pris des actions, assure son porte-parole Anick Métivier, comme rehausser le talus végétal, asphalter la partie du boulevard Henri-Bourassa qui ne l'était pas encore et acheter un camion-arrosoir.

Capteurs de poussière

Des capteurs de poussière, qui permettront de mesurer les quantités, devraient être installés bientôt.

La poussière visible, comme celle qui a frappé Limoilou, même si elle est spectaculaire, inquiète moins les spécialistes de santé publique que la fine pollution jaunâtre, typique des épisodes de smog. «Elle va jusqu'au bout des bronches et fait beaucoup plus de réactions inflammatoires», explique la Dre Goupil-Sormany.

Quand même, la concentration de plomb trouvée dans les échantillons de Véronique Lalande demeure troublante, car ce métal peut causer des problèmes de développement neurologique chez l'enfant, souligne la médecin-conseil. «Il faut vraiment pouvoir mesurer la fréquence et le type d'exposition.»

La présidente de l'arrondissement de La Cité-Limoilou, Suzanne Verreault, souhaite que cet incident soit l'occasion d'établir la vérité sur la qualité de l'air dans le quartier. «C'est à prendre très au sérieux selon moi, dit Mme Verreault. Qu'est-ce que reçoivent sur la tête les gens de Limoilou? Qu'est-ce qui est dangereux?»

Le vice-président du comité exécutif, le conseiller François Picard a pour sa part salué mercredi l'initiative de Véronique Lalande. «La dame nous a franchement impressionné», a commenté M. Picard en marge de l'inauguration du centre sportif de Giffard mercredi soir. «Elle est très articulée, très posée», a-t-il poursuivi se disant aussi inquiet devant les résultats de l'étude. «Les données qu'elle a ne sont pas rassurantes. Il ne faut pas que ça recommence, cette affaire-là.»

Avec la collaboration de Valérie Gaudreau

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer