Pierre Baril et Louis-Gilles Francoeur à la tête du BAPE

Le ministre de l'Environnement, Daniel Breton (photo), avait... (Photo: Marco Campanozzi, La Presse)

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Le ministre de l'Environnement, Daniel Breton (photo), avait limogé le président du BAPE, Pierre Renaud, le mois dernier.

Photo: Marco Campanozzi, La Presse

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(Québec) Le ministre de l'Environnement Daniel Breton a poursuivi le ménage qu'il a entrepris au Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) en chassant de la vice-présidence le fonctionnaire de carrière Pierre Fortin pour le remplacer par le journaliste du Devoir Louis-Gilles Francoeur.

Moins de 24 heures après que M. Renaud ait été congédié, les membres du cabinet de Pauline Marois ont approuvé la nomination du plus expérimenté chroniqueur en affaires environnementales au pays. M. Francoeur suivait ce dossier depuis 1982 pour le quotidien Le Devoir.

Le conseil des ministres a aussi confié la direction du BAPE à Pierre Baril. Celui-ci a oeuvré dans le privé jusqu'en 1999 avant de se mettre à gravir les échelons de la haute fonction publique. Depuis 2002, il a occupé le fauteuil de sous-ministres dans plusieurs ministères.

M. Baril a pris la place de Pierre Renaud comme président du BAPE. Celui-ci s'est aussi fait montrer la porte par le ministre du Développement durable et de l'Environnement, moins d'un mois après que le Parti québécois ait pris le pouvoir.

Un contentieux existait entre Daniel Breton et Pierre Renaud. Le premier, lorsqu'il était président du groupe Maîtres chez nous au XXIe siècle, avait mis en doute l'indépendance de M. Renaud en raison de liens qu'il avait eus par le passé avec l'industrie pétrolière.

Quelques heures avant que la désignation de MM. Baril et Francoeur ne tombe, le ministre Breton a abruptement nié vouloir politiser le BAPE. «C'est les autres [les libéraux du précédent gouvernement libéral de Jean Charest] qui l'ont politisé. Nous autres, on fera en sorte qu'il redevienne indépendant.»

«Modernisation» incontournable

Selon lui, la «modernisation» du BAPE est incontournable. Les dernières audiences pilotées par l'organisme ont fait la démonstration qu'il «avait perdu beaucoup de crédibilité, a affirmé le ministre. Il faut lui redonner de la légitimité.»

Pour la députée libérale Yolande James, il n'y a qu'un mot pour qualifier ce qui se passe : «règlement de comptes. C'est de notoriété publique, [lors] de sa vie antérieure comme activiste, il a eu des prises de bec» avec M. Renaud.

Mme James a dit craindre que le Bureau des audiences publiques sur l'environnement «devienne un outil qu'on vient de politiser». La critique libérale a demandé en vain de savoir ce que coûteront à l'État les deux congédiements de dirigeants, «en début de mandat renouvelé».

Le conseil des ministres a profité de la séance pour accorder un poste à un ancien collègue du Parti québécois. Député péquiste d'Ungava de 1994 à 2007 et ministre sous le court règne de Bernard Landry, Michel Létourneau devient secrétaire général associé aux Affaires autochtones.

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