Sécurité civile: Québec a son scénario du pire

La Ville de Québec continue mardi de surveiller... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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La Ville de Québec continue mardi de surveiller les débordements potentiels. Une marée importante est encore attendue en soirée.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Même si la tempête Sandy n'a causé aucun dégât majeur depuis lundi, la Ville de Québec compte bien demeurer «dans le vent» en matière de sécurité civile. À l'avenir, elle envisagera toujours le scénario du pire.

«C'est certain qu'on a appris des événements passés. À Katrina en 2004, on était dépourvu», lance le porte-parole de la Ville, Jacques Perron, interrogé sur la préparation des autorités à affronter les effets de Sandy. Pour une seconde fois en pareille circonstance, la Ville a publié un communiqué avant l'arrivée de la tempête pour inviter les citoyens à la prudence. La première fois remonte à août 2011 lors du passage de la tempête Irene. Aussi, des équipes supplémentaires étaient prêtes à intervenir en cas de besoin.

«Il vaut mieux appeler notre monde avant [travaux publics, service de l'environnement] plutôt que de communiquer avec eux à la dernière minute parce qu'il y a des urgences partout.»

Pour lui, il ne s'agit pas d'une dépense inutile. «Dans ce cas-ci, la tempête n'a pas eu les effets appréhendés. Mais si les choses se mettent à se dérégler et que la santé et la sécurité des citoyens sont mises en danger et qu'il y a trois morts, on va nous reprocher d'avoir voulu économiser quelques milliers de dollars», explique-t-il, sans pouvoir préciser combien peut coûter la mise en place de cet état d'alerte.

Cette façon de faire s'inscrit dans l'élaboration de nouveaux plans d'intervention de la Ville pour répondre à diverses situations d'urgence. «Depuis 10 ans, on a amélioré nos méthodes. Avant, tout le monde était dispersé aux quatre coins de la Ville. Maintenant, il y a un poste opérationnel à Beauport d'où se fait la coordination. C'est une manière d'assurer une meilleure gestion de crise, illustre le porte-parole.

«On a aussi de meilleurs instruments d'évaluation. Ne serait-ce que pour mesurer les seuils critiques des rivières», poursuit-il.

Des plans, la Ville en a pour plusieurs situations. En tout, une quinzaine de scénarios dont le tiers touche des catastrophes ou événements naturels possibles: tempête de neige, pluie diluvienne, crue printanière, chaleur accablante.

La Ville continue de surveiller les débordements potentiels. Une marée importante est encore attendue mardi soir. Le niveau d'alerte devrait diminuer en cours de journée.

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