«Le dossier du gaz de schiste est maintenant clairement sous la responsabilité pour les prochaines étapes de mon collègue Daniel Breton, ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs», a laissé tomber Mme Ouellet, mercredi, à l'entrée du Conseil des ministres.
Si elle n'a pas été dessaisie comme tel du dossier, elle a compris qu'il ne lui appartenait plus d'en parler publiquement à ce stade-ci.
Dans sa déclaration, elle a suggéré - en disant «maintenant clairement» - qu'un certain flou avait subsisté jusqu'ici sur le ministère responsable de cette ressource non renouvelable.
Depuis la formation du Conseil des ministres, c'est toujours Martine Ouellet qui s'était exprimée sur le sujet. Plus péremptoire que Pauline Marois, elle avait toujours paru en dissonance avec la première ministre.
À l'entrée du tout premier Conseil des ministres du gouvernement péquiste, il y a un mois, elle avait déclaré que les techniques ne permettront jamais une «exploitation sécuritaire», fermant pour ainsi dire une fois pour toutes la porte à l'industrie gazière.
Mme Marois avait été moins catégorique. Elle avait insisté sur le fait qu'il fallait d'abord évaluer «tous les impacts» de l'exploration et de l'exploitation des gaz de schiste.
«C'est moi qui est en train d'étudier ça», a confirmé, mercredi, le ministre de l'Environnement, Daniel Breton.