Le ministre Daniel Breton en Alberta

Le ministe du Développement durable et de l'Environnement,... (Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne)

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Le ministe du Développement durable et de l'Environnement, Daniel Breton.

Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

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(Québec) C'est l'ironie de la vie. La première sortie hors du Québec du nouveau ministre de l'Environnement Daniel Breton, qui a bâti sa carrière d'écologiste contre la lutte à la dépendance au pétrole, a lieu en Alberta, dont l'économie est synonyme de sables bitumineux, d'exploitation pétrolière et de gaz à effet de serre.

Joint à son arrivée à Calgary, M. Breton a conclu un entretien téléphonique avec Le Soleil dans un éclat de rire. «Souhaitez-moi bonne chance dans les aventures de Daniel Breton au pays de l'or noir!» a-t-il lancé en parodiant un titre de Tintin.

Le titulaire du portefeuille de l'Environnement et du Développement durable dans le cabinet de Pauline Marois a mentionné que «le premier, au niveau québécois, à avancer qu'il faut être indépendant des énergies fossiles, c'est pas mal moi avec mon groupe, Maîtres chez nous au 21e siècle».

M. Breton ne croit pas qu'un «mauvais accueil» l'attend à la réunion qui débute jeudi matin. L'Alberta «est le chef-lieu du pétrole» au Canada, a-t-il signalé. «C'est un secret pour personne de dire que la vision du gouvernement du Parti québécois, pour ce qui est de sortir de la dépendance aux énergies fossiles, [...] est aux antipodes de la vision de l'Alberta.

«Mais tout comme je me vois mal laisser l'Alberta [ou] le fédéral nous imposer ses vues, je me vois mal imposer nos vues à l'Alberta. Mais, j'ai l'intention» de discuter du dossier des sables bitumineux et de pétrole, a-t-il ajouté.

Le ministre Breton a précisé qu'il le fera lors d'échanges informels, puisque l'ordre du jour de la rencontre n'aborde pas la question. Trois autres sujets sont au programme, a-t-il informé.

Le plus important portera sur la mise en place d'un système pancanadien de gestion de la qualité de l'air et de la pollution atmosphérique. Le gouvernement Marois est d'accord sur le principe, mais, a nuancé le ministre, le Québec tient mordicus à conserver ses compétences constitutionnelles dans le domaine. Le problème de la gestion écologique des emballages sera aussi débattu, a-t-il indiqué.

Contrat «pas renouvelé»

Daniel Breton a, par ailleurs, refusé de dire que Pierre Renaud a été congédié du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Le contrat du président du BAPE «n'a pas été renouvelé», a-t-il insisté, même si le Conseil des ministres du libéral Jean Charest avait adopté une résolution le maintenant en poste jusqu'en 2017.

«C'était un décret par le gouvernement précédent lui garantissant sa job pendant cinq ans. Vous savez, nous autres, les parachutes dorés, nous ne sommes pas des fans de cela. Je n'ai rien contre M. Renaud personnellement. Mais le BAPE a besoin d'être modernisé.»

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