Des laboratoires marins mobiles traqueront les changements climatiques

Les bassins mobiles de 2500 litres d'eau être... (Photo fournie par AquabioLab)

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Les bassins mobiles de 2500 litres d'eau être expédiés par la route, par bateau ou par train.

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Carl Thériault, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rimouski) Deux laboratoires océanographiques mobiles installés dans des conteneurs de 40 pieds (12 mètres) traqueront dès 2013 dans les deux Amériques les changements climatiques, la pollution causée par le pétrole, la contamination en milieu marin et l'acidification des océans.

C'est l'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER-UQAR) qui s'est doté de ces deux bassins mobiles de 2500 litres d'eau qui peuvent être expédiés par la route, par bateau ou par train.

Douze mésocosmes - une sorte d'aquarium qui est un modèle réduit d'un écosystème aquatique - servant à simuler le milieu océanique sont installés dans ces conteneurs pour laisser passer l'ensemble du spectre solaire. La circulation et la température de l'eau sont contrôlées, tout comme divers paramètres, dont la concentration en chlorophylle, la salinité de l'eau ou le pH.

«Ce modèle est expérimental et unique parce qu'il est transportable. Des équipes multidisciplinaires de Rimouski et d'autres pays opéreront cette unité. Nous pouvons faire un suivi de la température, de l'oxygène, du pH dans chaque mésocosme. Les résultats peuvent être envoyés en temps réel par satellite pour analyse par différents chercheurs qui ne peuvent se déplacer», a expliqué Gustavo Ferreyra, responsable du projet à l'ISMER.

«Nous attendons une réponse pour le financement de nos opérations vers la mi-décembre. Nous sommes associés avec des universités et des chercheurs en Argentine, au Mexique et au Brésil.» La première expérience aura lieu à Rimouski, dans le secteur de Pointe-au-Père. Les laboratoires se rendront en Argentine en 2013, au Brésil en 2014 et finalement au Mexique en 2015.

Fait sur mesure

L'unité a été acquise de la compagnie AquabioLab de Coaticook au coût de 660 000 $. «C'est la première fois que nous fabriquons un laboratoire mobile avec des équipements qu'on avait déjà mais qui ont été adaptés aux demandes de notre client. Une particularité a été l'installation de grandes fenêtres résistantes au-dessus des mésocosmes qui laissent passer tous les rayons du soleil», souligne Sophie Couture, chef du marketing et des ventes chez AquabioLab.

Depuis le début de l'ère industrielle, les scientifiques ont observé un accroissement notable de la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l'air, ce qui entraîne une augmentation globale de la température à la surface de la terre. Le phytoplancton marin, qui réduit une bonne partie du CO2 présent dans l'atmosphère en le fixant dans le fond des océans (pompage biologique), est affecté par les augmentations simultanées de la température, des hydrocarbures et des contaminants qui ont un impact majeur sur les écosystèmes marins côtiers.

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