Depuis une semaine, la Ville de Québec impose des restrictions sur l'usage de l'eau potable à l'extérieur des résidences en raison des faibles précipitations des dernières semaines.
Jusqu'à nouvel ordre, le nettoyage d'un stationnement ou de son allée d'accès est strictement interdit sur le tout le territoire de la ville de Québec.
Il est également défendu de laver tout véhicule automobile avec de l'eau potable. Les citoyens n'ont pas le droit d'arroser leur pelouse ou encore de remplir leur piscine.
Tout contrevenant - même lors de la première offense - s'expose à une contravention minimale de 150$. Mais dans les faits, la Ville de Québec donne une seconde chance aux citoyens.
inspecteurs cléments
En 2010, les six inspecteurs de la Ville ont certes été sévères: 65 contraventions remises, contre 435 avertissements sans aucune pénalité. Sinon, les inspecteurs ont été très cléments.
En excluant 2010, pas moins de 777 citoyens de Québec se sont fait prendre la main dans l'arrosoir en cinq ans, et seulement trois d'entre eux ont reçu une contravention de 150$ ou plus.
Ces chiffres correspondent toutefois à l'approche privilégiée par la Ville de Québec, soutient le porte-parole Jacques Perron.
«Nous avons décidé de miser sur la sensibilisation. Les inspecteurs remettent donc des avis aux contrevenants, et généralement, ils remettent seulement des constats d'infraction aux récidivistes.»
Le règlement de l'agglomération sur l'eau potable ne prévoit pas ce premier pardon; il stipule plutôt que les contraventions doivent doubler (300$ et plus) en cas de récidive. Il s'agit donc d'une tolérance mise en place par l'administration municipale.
À noter que l'arrosage d'une nouvelle pelouse est permis à Québec, tout comme l'arrosage manuel des potagers, des jardins, des plates-bandes, des fleurs et des arbustes.
Les propriétaires d'une nouvelle piscine peuvent également la remplir, mais seulement de 30 cm et dans le but de maintenir la toile.
Ces mesures restrictives sur l'eau potable sont jugées nécessaires afin de préserver un niveau d'eau minimal dans le réservoir du lac Saint-Charles, une des sources d'eau potable primordiale pour la capitale.