«L'idée qui sous-tend la création de ce fonds, c'est de permettre aux communautés qui accueillent nos alumineries de se distinguer en misant sur la protection de l'environnement et l'éducation dans le but de favoriser l'attraction et la rétention des gens sur leur territoire», explique d'emblée la directrice des ressources humaines, de la qualité et des communications chez Alcoa Deschambault, Nancy Groleau.
Jusqu'en 2038, Deschambault-Grondines et Portneuf profiteront annuellement d'une aide financière de 300 000$ pour la mise en oeuvre de projets qui restent à être définis. L'alliance entre les deux localités voisines - qui devront assumer 25 % de la facture des futures initiatives - est attribuable au parc industriel qu'elles partagent, parc où s'est implantée, il y a 20 ans, l'usine de première fusion.
Avec l'aide du Centre local de développement de Portneuf et de la firme TechnoCentre, une entreprise spécialisée dans l'intervention auprès de municipalités qui souhaitent prendre le virage du développement durable, un plan d'action sera élaboré, puis déployé avec la participation de la population. Les premiers résultats concrets de la démarche pourraient voir le jour en 2013.
«Dès l'automne, nous prévoyons organiser des forums citoyens pour déterminer, dans les grandes lignes, les orientations à prendre. Comme nous sommes en bordure du fleuve, des initiatives touchant la protection de l'eau pourraient par exemple être envisagées», lance le maire de Deschambault-Grondines, Gaston Arcand.
En décembre dernier, la Ville de Portneuf a mandaté une firme pour faire l'inventaire de ses émissions de gaz à effet de serre et pour préparer un plan d'action visant leur réduction. «Dans notre cas, le fonds servira à passer de l'étape des idées à celle des actions concertées», commente de son côté le maire de Portneuf, Nelson Bédard.
Les Villes de Bécancour et de Baie-Comeau, où Alcoa possède aussi des installations, recevront également leur part du Fonds pour les collectivités durables. Au total, la multinationale versera, dans ses usines québécoises, quelque 25 millions$ sur 25 ans.