Le niveau de la rivière et du lac Saint-Charles sous surveillance

Le lac Saint-Charles étant la plus grande source,... (Photothèque Le Soleil, Laetitia Deconinck)

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Le lac Saint-Charles étant la plus grande source, son débit a été réduit dernièrement. «Nous avons réduit son débit écologique au barrage à 0,9 mètre cube par seconde», explique le porte-parole à la Ville de Québec, Jacques Perron.

Photothèque Le Soleil, Laetitia Deconinck

 

Dominique Hardy
Le Soleil

(Québec) Les niveaux de l'eau de la rivière et du lac Saint-Charles, là où s'approvisionne principalement la Ville de Québec en eau pour la rendre potable, sont sous surveillance même si la situation est loin d'être critique.

En raison du manque de précipitations depuis le début du mois de juillet, la Ville de Québec a publié un avertissement vendredi dernier pour que les citoyens évitent de nettoyer leur cour, leur voiture ou encore qu'ils arrosent leur gazon de façon intensive.

Les autorités ont aussi pris des mesures pour préserver leurs sources d'approvisionnement en eau afin d'en conserver suffisamment pour la rendre potable.

La rivière et le lac Saint-­Charles comptent pour 53 % de l'eau traitée par la Ville. Suivent ensuite le fleuve Saint-Laurent pour 21 %, la rivière ­Montmorency et ses bassins versants pour 16 %, le lac des Roches ainsi que la rivière des Sept Ponts à 6 % et finalement les eaux souterraines pour 4 % de l'eau traitée afin de la rendre potable à la consommation.

Le lac Saint-Charles étant la plus grande source, son débit a été réduit dernièrement. «Nous avons réduit son débit écologique au barrage à 0,9 mètre cube par seconde», explique le porte-parole à la Ville de Québec, Jacques Perron. «Il faut tout de même garder une certaine oxygénation de l'eau.»

Lors d'une crue printanière, le débit écologique peut grimper jusqu'à 20 mètres cubes par seconde. La production d'eau potable a été réduite. Par exemple, l'usine de Québec traite habituellement 200 000 mètres cubes d'eau par jour, alors que lundi, elle en a traité 152 987 mètres cubes. D'autres usines de la Ville pallient la diminution en approvisionnement d'eau, ce qui évite de créer une pression sur le système de traitement des eaux.

«C'est une situation qui mérite d'être suivie quotidiennement, mais ce n'est pas critique», précise M. Perron.

Pluie rare en juillet

Selon les données recueillies par Environnement Canada à sa station de l'aéroport de Québec, il est tombé 93,8 mm de pluie, en date de mardi matin, durant le mois de juillet. La normale jusqu'au 24 juillet est de 94,7 mm. Cette pluie est tombée pratiquement le même soir, soit lors du dimanche de la soirée de clôture du Festival d'été de Québec. Ce soir-là, il est tombé 67 mm d'eau.

«Si on regarde le mois dans son ensemble, il y a peu de précipitations», indique André Cantin, météorologue à Environnement Canada. Certains secteurs ont reçu plus ou moins d'eau, dont celui du lac Saint-Charles. La normale totale pour juillet est de 127,8 mm. Même si le mois n'est pas encore terminé, Environnement Canada ne prévoit pas beaucoup d'averses au cours des prochains jours.

Les précipitations concentrées en un court laps de temps font l'affaire des vacanciers, mais pas des agriculteurs. «L'eau ruisselle beaucoup et très peu pénètre dans le sol», souligne M. Cantin. «Ça coule donc dans le fleuve et c'est parti. Le sol finit par s'assécher. Ça justifie donc les actions prises par la Ville», conclut-il.

Du côté de Lévis, les autorités ne sont pas inquiètes pour la réserve d'eau et aucun avertissement n'a été publié.

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