Pour son quatrième coup de sonde, l'organisation environnementale accorde une note de 72% à Overwaitea Food Group, qui est le premier grand détaillant canadien et le troisième en Amérique du Nord à cesser de vendre du saumon élevé en cages ouvertes. Il s'agit aussi du premier de la liste à entrer dans la catégorie de classement «verte», avec une note de 71% ou plus.
Loblaw arrive pour sa part au deuxième rang avec une note de 68%. La compagnie vise à s'approvisionner uniquement en produits de la pêche durable d'ici la fin de 2013.
Suivent Safeway (63%), Metro (56%), Walmart (55%), Sobeys et Co-op (54%) et, en queue de peloton, Costco (43%).
Selon Charles Latimer, responsable de la campagne Océans de Greenpeace, beaucoup de chemin a été parcouru depuis 2009, alors qu'une seule entreprise, Loblaw, en était à établir une première politique d'approvisionnement durable.
À l'époque, dit-il, «certains n'avaient même pas répondu à notre sondage». L'organisme a dû convaincre les plus récalcitrants de l'intérêt qu'ils avaient à fournir cette information à leur clientèle. Mais au-delà de la pression que procure le palmarès, Greenpeace dit adopter une approche de collaboration et d'encouragement. «On donne des solutions», souligne M. Latimer.
Même Costco, qui n'avance pas aussi vite que le voudrait l'organisation, a sa politique, dit-il.
Saumon d'élevage
Cette année, l'accent a été mis sur l'élevage du saumon en cages ouvertes, en raison des dommages causés par cette méthode sur le milieu sauvage: circulation des parasites et des maladies, évasion de dizaines de milliers d'individus qui viennent faire compétition aux saumons sauvages, pollution et dommages aux habitats naturels...
Présentement, les Québécois n'ont pas accès à du saumon élevé en bassins fermés, mais Loblaw et Provigo chercheraient des fournisseurs. «On espère que l'an prochain, ils en auront trouvé», note l'environnementaliste.
Celui-ci se réjouit également qu'avec le saumon d'élevage, on s'attaque maintenant aux «gros vendeurs». À ce jour, dit-il, les espèces figurant sur la liste rouge de Greenpeace retirées par certains détaillants étaient de moindre importance en matière de vente.
Greenpeace souligne par ailleurs ne reconnaître aucune des certifications des produits de la mer, puisqu'elles ne sont pas assez contraignantes. Même le supposé saumon biologique est contesté.
Pour consulter le palmarès et connaître l'ensemble des mesures prises par les détaillants pour améliorer leurs pratiques, voir le site www.greenpeace.org.