Retrait du protocole de Kyoto, exploitation des gaz de schiste, Plan Nord: politiciens, artistes et quidams ont dénoncé à l'unisson certaines des politiques préconisées par les deux partis au pouvoir sur les scènes fédérale et provinciale lors d'un rassemblement qui a réuni près de 250 000 personnes, selon les organisateurs.
Le temps gris et morose n'a pas eu raison de la détermination de ces dizaines de milliers de marcheurs, parmi lesquels se trouvaient des groupes sociaux et environnementaux, les étudiants qui battent le pavé depuis des semaines, mais aussi de très nombreuses familles.
Le calme après la tempête
Pour le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), c'était le calme après la tempête. Si les deux derniers jours ont été marqués par des violences et des tensions ayant mené à plus d'une centaine d'arrestations, rien de tel n'a assombri le déroulement de la manifestation de dimanche, a signalé l'une des porte-parole du SPVM, Anie Lemieux.
Avant le départ du cortège, le chef néo-démocrate, Thomas Mulcair et la leader du Parti québécois, Pauline Marois, ont participé à la signature symbolique du protocole de Kyoto sur la place des Festivals, point de ralliement des manifestants.
De là, vers les 14h, la marée humaine s'est déplacée jusqu'au pied du mont Royal, où avait été érigée une scène sur laquelle se sont succédés des discours et des prestations musicales, gracieuseté de Mes Aïeux, Ariane Moffatt et Pierre Lapointe, entre autres.
Un peu plus tôt au courant de la journée, une plantation protocolaire a eu lieu sur un petit terrain vague de Montréal, en présence notamment du ministre québécois de l'Environnement, Pierre Arcand.
Le Jour de la terre est souligné dans plusieurs villes à travers le monde.