En 2007, la Ville avait lancé des appels d'offres de services professionnels pour la réalisation de travaux d'augmentation de la capacité de l'usine de traitement des eaux. Un projet évalué au départ à 55,6 millions $. En janvier, la Ville a porté ce montant à 70,2 millions $, en raison, notamment, de travaux de construction de la station de pompage d'eau brute, qui n'avaient pas pu être prévus dès le départ. Cette dernière coûtera au bas mot 12,2 millions $. La nouvelle prise d'eau nécessitera des investissements de 5,6 millions $. Quant à l'usine elle-même, elle requerra une dépense de 32,6 millions $. D'autres frais sont aussi à prévoir, c'est pourquoi les élus ont voté pour l'emprunt de 15 millions $ de plus que prévu pour entrer dans les coûts, pour un total de 70,2 millions $.
Les honoraires professionnels prévus dans ce coût total ont aussi fait un bond à la suite de travaux qui n'avaient pas été prévus ou d'embûches rencontrées en cours de route. Ainsi, les élus du conseil municipal ont adopté hier une dépense de 775 000 $ de frais d'honoraires professionnels supplémentaires. Ceux-ci sont attribuables à des augmentations dans les coûts de surveillance du chantier de l'usine d'eau, pour 43 200 $, et de celui de la station de pompage, pour 255 000 $. On note aussi une hausse de 343 700 $ des honoraires pour les travaux de la station de pompage et un ajout de 62 500 $ attribuable au fait que le consortium SNC Lavalin-Roche-Génivar a dû gérer deux lots de construction au lieu d'un seul, comme prévu au départ.
Un vieux système
Le conseiller et membre du comité exécutif de la Ville Jean-Pierre Bazinet souligne que ces dépenses supplémentaires sont incluses dans l'enveloppe totale de 70,2 millions $. «Nous avions prévu des frais de contingence de 17 % pour des surprises qu'on pourrait rencontrer en cours de route. Dans un projet comme ça, surtout quand on travaille dans un vieux système, et qu'on fait du neuf avec du vieux, ça implique des surprises.»
Le conseiller explique que la Ville avait la contrainte que l'usine n'arrête jamais de fonctionner, ce qui a occasionné des coûts supplémentaires, comme l'ajout de canaux antirecul qui ont coûté 6 millions $.
Pour M. Bazinet, cette estimation des frais surprise est tout à fait cohérente avec un projet de cette ampleur. «On ne dépassera pas les 17 %», assure-t-il. Quant au projet total, «la dépense totale ne dépassera pas 70 millions $», insiste M. Bazinet. Les derniers travaux à la station de pompage qui sont en cours devraient clore le dossier de l'usine de traitement des eaux.