L'ex-soldat Pascal Lacoste appuie les militants antinucléaires

L'ex-soldat Lacoste (à droite) a rejoint des militants... (Le Soleil, Erick Labbé)

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L'ex-soldat Lacoste (à droite) a rejoint des militants antinucléaires devant le parlement, dimanche.

Le Soleil, Erick Labbé

(Québec) L'ex-soldat Pascal Lacoste, qui se bat pour que le gouvernement reconnaisse qu'il a été intoxiqué à l'uranium appauvri, s'est présenté dimanche en compagnie de quatre frères d'armes à la manifestation qui se déroulait devant l'Assemblée nationale pour souligner le premier anniversaire de la catastrophe de la centrale Fukushima Daiichi, au Japon.

Organisée par des militants antinucléaires de Québec et de Montréal, la manifestation de dimanche visait à demander au gouvernement du Québec la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 et la mise en place d'un moratoire sur tout projet de mine d'uranium.

«Ce sont des dossiers qui me touchent, car j'ai parlé à un ex-employé de Gentilly-2 qui a les mêmes symptômes que moi et dont personne ne reconnaît la condition. Je sais ce que peut faire une intoxication à l'uranium, alors je me demande aussi ce qui arrivera aux gens qui travailleront dans les mines d'uranium et à ceux qui résideront près de ces mines», a déclaré le vétéran de la mission militaire canadienne en Bosnie-Herzégovine.

Toujours sans aide

Après avoir fait une grève de la faim en novembre, Pascal Lacoste attend toujours l'aide que le gouvernement fédéral devait lui apporter. «J'ai passé des tests psychologiques comme on me le demandait et on ne m'a trouvé aucune maladie psychosomatique. Voilà pour ceux qui prétendaient que mes problèmes de santé étaient dans ma tête. Et à l'Hôtel-Dieu de Lévis, ils ont éliminé toutes les autres causes possibles à mes problèmes», poursuit-il.

À la suite de ces résultats, il s'est adressé récemment au Collège des médecins dans l'espoir qu'on lui réfère un professionnel pouvant lui apporter de l'aide pour son intoxication à l'uranium appauvri. «Jusqu'à maintenant, je n'ai reçu aucun retour d'appel», déplore-t-il.

L'uranium sert à renforcer les blindages des chars ou encore à fabriquer des obus pouvant les transpercer. Pascal Lacoste affirme que d'autres militaires et lui ont développé de graves problèmes de santé après avoir été empoisonnés par cette matière alors que l'armée canadienne prétend que c'est impossible.

Avec La Presse Canadienne

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