Compteurs intelligents: Hydro accommoderait les clients les plus craintifs

(Québec) Hydro-Québec pourrait accepter de ne pas installer de compteur intelligent chez ses clients les plus craintifs ou chez ceux qui se disent, à tort ou à raison, «électrosensibles». Mais à condition que cela demeure une mesure exceptionnelle, dit la présidente d'Hydro-Québec Distribution, Isabelle Courville.

De passage dans les bureaux du Soleil, mardi, à cause du brouhaha médiatique survenu ces derniers jours, Mme Courville a indiqué seulement 11 foyers ont refusé qu'Hydro installe l'appareil chez eux lors de son projet pilote, sur un total de 20 000 ménages. «Quelques dizaines» d'autres auraient questionné la société d'État, mais auraient jugé ses explications satisfaisantes.

Hydro projette maintenant d'installer ces compteurs intelligents partout, mais ce faible taux de refus pourrait la convaincre de faire des exceptions, dit Mme Courville.

«C'est de ça qu'on va parler devant la Régie de l'énergie», qui se penchera sur le dossier dans les semaines à venir. «Ce qu'on ne veut pas, c'est que ça devienne la norme. Car il faut comprendre la technologie : nos compteurs n'ont pas besoin d'émettre beaucoup parce qu'un compteur parle à son voisin, qui à son tour parle à son voisin, et ainsi de suite jusqu'à ce que des collecteurs [des antennes cellulaires déjà en fonction] nous relaient l'information. Mais s'il y a des voisins qui ne veulent pas de compteur, là les autres doivent émettre plus fort et tu détruis toute la logique et l'économique du projet», dit Mme Courville.

La présidente d'Hydro-Québec Distribution avertit toutefois que ces exceptions ne seront pas accordées à des gens vivant dans des endroits où ils sont déjà exposés à des radiofréquences plus fortes.

«Pour ceux qui habitent en ville, il y a 8 à 10 fois plus d'ondes à n'importe quel moment de la journée. Et on ne parle pas non plus de ceux qui ont du Wi-Fi à la maison. Ça nous ramène à un petit groupe de personnes qui font certains choix de vie, et pour ces personnes-là, je pense que oui, il va falloir trouver des procédures qui respectent leur choix de vie, même si les compteurs n'ont pas d'effet sur la santé», dit Mme Courville.

Selon toute vraisemblance, précise-t-elle, cette «procédure» consisterait à installer des compteurs électromécaniques (comme les actuels) que des employés d'Hydro iraient relever tous les deux mois. Les coûts supplémentaires seraient possiblement facturés à ces particuliers.

Rappelons que Santé Canada (comme à peu près tous ses vis-à-vis dans le monde) estime que les radiofréquences ne posent pas de risque pour la santé en deçà de six watts par mètre carré - soit à peu près 100 000 fois plus que les émissions des compteurs intelligents.

Sur son site Internet, l'Organisation mondiale de la santé rapporte que «des études bien contrôlées et menées à double insu ont montré que ces symptômes [dont se plaignent les gens se disant électrosensibles] n'étaient pas corrélés avec l'exposition aux champs électromagnétiques».

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