Qualité de l'air à Sept-Îles: le maire choqué par l'inaction du gouvernement

«On accepte difficilement la réponse de Québec, surtout... (Collaboration spéciale Fanny Lévesque)

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«On accepte difficilement la réponse de Québec, surtout en sachant que nous vivons dans une ville industrielle et que plusieurs projets de développement sont à venir», déclare le maire de Sept-Îles, Serge Lévesque.

Collaboration spéciale Fanny Lévesque

Fanny Lévesque, collaboration spéciale
Le Soleil

(Sept-Îles) Malgré les pressions exercées par la Ville de Sept-Îles et les groupes environnementaux, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) n'a pas l'intention de procéder à l'installation d'une station d'échantillonnage de la qualité de l'air, comme le revendique le milieu depuis 2009.

 

 

 

 

À cette époque, le MDDEP, qui avait dépêché sur place son laboratoire mobile durant quatre jours en juin, avait conclu que la qualité de l'air de Sept-Îles était comparable à celle des autres villes du Québec. «Des problèmes locaux avaient cependant été identifiés, et les sources avaient été informées», a rappelé le directeur régional de l'analyse et expertise de la Côte-Nord, Alain Gaudreault.

La Compagnie minière IOC, l'Aluminerie Alouette et Mines Wabush avaient alors notamment dû s'engager à ajouter des instruments de mesure de l'air. «Compte tenu des correctifs apportés et du portrait obtenu en 2009», le Ministère ne reconnaît pas aujourd'hui l'utilité d'installer une station permanente à Sept-Îles. «On suit et analyse les paramètres des grandes industries de façon serrée», a assuré M. Gaudreault.

Cet automne, Québec a rejeté une seconde fois la demande de Sept-Îles, qui réclame la diffusion d'un indice de la qualité de l'air quotidien. Ces indices évaluent l'air selon cinq paramètres, dont le taux de monoxyde de carbone. Les stations du Bas-Saint-Laurent et du Saguenay-Lac-Saint-Jean servent actuellement d'indicateurs pour l'air de la Côte-Nord.

«L'air n'a pas de frontières», a indiqué la coordonnatrice du programme de surveillance de la qualité de l'air, Manon Therrien. «Les vents dominants au Québec sont du sud-ouest vers le nord-est, il n'y a pas d'influence de ce qui vient d'ailleurs.»

Difficile à accepter

Cette explication a choqué le maire de Sept-Îles, Serge Lévesque qui n'y voit là aucun sens. La Ville entend d'ailleurs d'ici les prochaines semaines revenir à la charge pour «que quelque chose de concret et sérieux soit fait dans le dossier». Sept-Îles pourrait entre autres organiser des rencontres avec le MDDEP, l'Agence de la santé, la grande industrie et les groupes environnementaux.

«On accepte difficilement la réponse de Québec, surtout en sachant que nous vivons dans une ville industrielle et que plusieurs projets de développement sont à venir», a dit M. Lévesque. Le MDDEP compte 75 stations de mesure de la qualité de l'air au Québec.

Avec la collaboration de Steeve Paradis

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