Côte-de-Beaupré: la forêt privée aussi menacée par l'étalement urbain

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Côte-de-Beaupré

(Québec) Il n'y a pas que les terres agricoles qui soient menacées par l'étalement urbain sur la Côte-de-Beaupré; c'est aussi le cas de la forêt privée. Désormais, la valeur des terrains a même dépassé celle du bois lui-même, tant ceux-ci sont convoités pour l'habitation.

Ce constat émane de la table de consultation sur la mise en valeur du territoire agricole et forestier créée dans le cadre du plan de développement durable de la municipalité régionale de comté (MRC) (voir l'autre texte).

Récemment, Le Soleil rapportait que le dézonage de 166 hectares de terres agricoles de cette MRC était contesté devant le Tribunal administratif du Québec par des groupes qui s'inquiètent de voir disparaître des terres au profit de l'urbanisation. Mais la Côte-de-Beaupré, ce sont aussi et surtout des forêts, même si la majeure partie se situe loin des habitations.

Deux territoires non organisés, Lac-Jacques-Cartier et Sault-au-Cochon, surtout composés de terres publiques, couvrent en effet à eux seuls 87 % de la MRC. S'ajoutent à cela des espaces municipalisés comme le parc de la Chute-Montmorency ou celui du Mont-Sainte-Anne, ainsi que 40 716 hectares de forêt privée détenue par des petits propriétaires. Ces informations sont tirées d'un document de travail produit en août par le groupe IBI/DAA pour la MRC et obtenu par Le Soleil.

Louis Bélanger, professeur de foresterie à l'Université Laval et résidant de la Côte-de-Beaupré, a participé à la table de consultation sur la forêt et l'agriculture. Il y a eu selon lui consensus pour reconnaître que la forêt privée, qui ne bénéficie pas des mêmes protections que les terres agricoles, est la nouvelle cible des spéculateurs. Cette forêt est victime d'un manque de vision forestière, dit-il.

Cela dit, il se dit heureux du processus de consultation amorcé par la MRC.

«On a senti qu'on pouvait dire ce qu'on avait à dire. Et on s'entend pour dire que la Côte-de-Beaupré a beaucoup de problèmes du fait qu'elle est en banlieue de Québec. Dans le rang Saint-Achillée [à Château-Richer, où les nouvelles résidences poussent comme des champignons], les forestiers se plaignent que ce soit devenu une route quasi urbaine. Les gens se plaignent du camionnage, il y a un conflit entre les deux vocations.»

Le secteur forestier était bien représenté autour de la table, y compris par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune. En contrepartie, souligne M. Bélanger, l'absence du ministère de l'Agriculture a été déplorée. Les principaux enjeux agricoles soulevés ont été l'effet négatif du boulevard Sainte-Anne sur l'homogénéité des terres, le fait que 60 % d'entre elles soient louées, la spéculation et le manque de relève.

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