La Ville de Québec paie 100 000 $ pour être aquaresponsable

Le projet pilote passera chaque aspect de la... (Photothèque Le Soleil, Jocelyn Bernier)

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Le projet pilote passera chaque aspect de la gestion de l'eau au peigne fin, du réseau d'égouts jusqu'à l'obligation de rendre compte de l'administration municipale.

Photothèque Le Soleil, Jocelyn Bernier

Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) La Ville de Québec veut connaître le portrait de sa gestion de l'eau. Elle dépensera 100 000 $ pour obtenir un audit sur son aquaresponsabilité.

C'est l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), en collaboration avec l'Université Laval, qui a offert à Québec de participer à un projet pilote, qui sera en fait une première au Québec et peut-être même dans le monde. Une équipe de chercheurs examinera à la loupe le système de gestion de l'eau de la Ville.

L'objectif : obtenir un diagnostic de tout le système municipal. La gestion de l'eau potable, celle des eaux usées, le contrôle de la pollution des cours d'eau, l'entretien du réseau d'égouts, la formation du personnel d'entretien, jusqu'à l'obligation de rendre compte de l'administration municipale, chaque aspect sera passé au peigne fin.

En bout de piste, la Ville recevra un bilan global, des recommandations pour l'amélioration de son réseau, et elle pourra même se voir attribuer une note qui lui permettra éventuellement de se comparer avec d'autres villes en matière d'efficacité.

Le professeur-chercheur responsable du projet, Jean-Pierre Villeneuve, explique que son équipe veut créer un institut indépendant sans but lucratif chargé de mesurer l'aquaresponsabilité municipale. Un projet qui coûterait au bas mot 335 000 $.

Les élus du comité exécutif de la Ville ont accepté d'accorder un contrat de 100 000 $ pour la réalisation d'un audit sur l'aquaresponsabilité de Québec et l'Institut espère obtenir une subvention de 235 000 $ du ministère des Affaires municipales pour couvrir le reste des frais de constitution de l'institut. Québec sera donc la première à passer l'évaluation des chercheurs, qui s'y feront la main, et qui espèrent éventuellement proposer leur expertise à l'international.

«Nous avons choisi Québec pour notre projet pilote parce que Québec, c'est un carrefour pour l'eau. Il y a ici toutes les utilisations de l'eau : la navigation, le transport, etc. C'est un carrefour international», a indiqué M. Villeneuve.

Meilleures habitudes

Pour accorder une note à une Ville sur la gestion de son eau potable, par exemple, M. Villeneuve, son collègue de l'Université Laval, Peter Vanrolleghem, et leur équipe vont se baser sur les plus hauts standards qui existent dans le monde. On veut en quelque sorte créer une norme ISO pour la gestion de l'eau, illustre Jean-Pierre Villeneuve.

«C'est une approche positive. On ne veut pas jouer à la police. [...] On aimerait que chaque Ville ait les meilleures pratiques.»

Du côté de la Ville, on espère retirer de cet audit «des moyens de faire mieux, de connaître les choses qu'on doit améliorer», a indiqué le porte-parole Jacques Perron.

Il souligne que la Ville a amélioré son bilan de gestion de l'eau depuis les fusions et qu'elle y met encore beaucoup d'efforts. Elle souhaite avoir la confirmation que les «nombreuses mesures instaurées depuis les fusions ont porté fruit».

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