Biométhanisation dans Limoilou: des citoyens craignent le bruit

(Québec) Généralement bien accueillie par les citoyens de Limoilou, l'usine de biométhanisation qui sera construite près de la baie de Beauport a tout de même soulevé les commentaires excédés de résidants d'une partie du quartier où le camionnage, déjà intense, risque de s'alourdir davantage.

Une quarantaine de citoyens ont assisté mercredi, au centre Monseigneur-Marcoux, à une soirée d'information sur le sujet organisée par la Ville de Québec. Le projet de près de 60 millions $ comporte une usine au bout du boulevard Henri-Bourassa qui transformera les déchets putrescibles, en ce moment incinérés ou ensevelis, pour être transformés en méthane, la principale composante du gaz naturel.

Dans l'ensemble de Limoilou, le projet n'augmentera pas le camionnage, mais ne fera qu'en détourner une partie de l'incinérateur vers la nouvelle usine. Il y aura cependant un secteur, sur Henri-Bourassa au sud de la Canardière, qui verra passer une trentaine de camions supplémentaires par jour.

Or, ont fait valoir des citoyens de cet endroit, ce tronçon en accueille déjà pas moins de 500 par jour...

Qualité de vie

«Ma qualité de vie avec tout le bruit et les poussières, c'est zéro. Zéro! Moi, mon compte de taxes ne diminue pas... Et là, vous m'arrivez avec 60 [allers-retours] de plus par jour», s'est indigné Gérard de Repentigny.

«Ça fait une quinzaine d'années que je vis dans ce coin-là [...] et il y a au moins deux fois plus de bruit que quand je suis arrivé. Quand je suis assis avec ma blonde sur la galerie, les babines nous marchent, mais on ne s'entend pas. [...] Moi, je suis constitué physiquement de la même manière qu'un citoyen de Sillery», a renchéri Jacques Auger.

La Ville a déjà prévu 40 millions $ pour réaménager ce tronçon de boulevard et entend y réduire le nombre de voies - de même que la largeur de chacune -, en plus d'y planter des arbres. Mais c'était plus de mur antibruit dont plusieurs voulaient entendre parler, chose à laquelle la conseillère Suzanne Verreault, présidente de l'arrondissement, n'a pas fermé la porte.

«Il faut comprendre que c'est une proposition qu'on présente ce soir. Et ça sert d'écran aussi, des plantations. [...] Mais quand on parlait des études qui vont être faites bientôt, on peut évaluer cette possibilité-là aussi [d'un mur antibruit]. C'est certain qu'on va regarder ça», a rassuré Mme Verreault.

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