Transit de déchets radioactifs: l'Assemblée nationale se divise

Sur le fond, aucun des deux grands partis... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

Agrandir

Sur le fond, aucun des deux grands partis représentés au Parlement québécois ne semble croire, désormais, que ce transport représente un danger significatif pour la santé des citoyens.

Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes

Jean-Marc Salvet
Le Soleil

(Québec) La motion que l'Assemblée nationale devait adopter pour s'opposer au passage d'un navire contenant des déchets nucléaires sur le Saint-Laurent a viré à l'affrontement politique.

Le gouvernement Charest et l'opposition officielle du Parti québécois (PQ) ne sont pas parvenus, mardi, à mettre de côté leurs différends. Ils les ont même creusés davantage depuis la semaine dernière.

Pour le péquiste Bernard Drainville, la motion proposée par le ministre de l'Environnement, Pierre Arcand, est «molle et alambiquée». Les libéraux «ont encore accepté une décision d'Ottawa qui n'a pas de maudit bon sens», a-t-il dit.

«La priorité du PQ, c'est de faire la promotion de la souveraineté du Québec», a répliqué le ministre Arcand.

Pour son collègue Pierre Moreau, nouveau ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, l'opposition officielle veut profiter de la situation pour rédiger sa propre motion, «qui serait une déclaration unilatérale de souveraineté du Québec».

Le texte de la proposition péquiste se lisait comme suit : «Que l'Assemblée nationale du Québec réitère que le fleuve Saint-Laurent fait partie intégrante du territoire national québécois, qu'elle réaffirme la pleine souveraineté des Québécois sur leur territoire, et que celui-ci ne peut être utilisé pour aucun usage sans le consentement explicite du gouvernement du Québec.»

Pierre Arcand suggérait une motion par laquelle l'Assemblée nationale aurait demandé «au gouvernement fédéral qu'il obtienne de la Commission canadienne de sûreté nucléaire la révision de sa décision d'octroyer un permis et un certificat à Bruce Power en vue du transport de 16 générateurs de vapeur déclassés à destination de la Suède et qu'il nous fasse la démonstration que ce moyen de transport constitue celui qui représente le moins de risques possible».

Sur le fond, aucun des deux grands partis représentés au Parlement québécois ne semble croire, désormais, que ce transport représente un danger significatif pour la santé des citoyens. Le PQ a baissé le ton de ce côté.

L'affaire n'en est plus réellement une de santé publique. Elle est devenue politique.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la liste:248:liste;la boite:268:box

En vedette

  • Cosmopolis

    Courez la chance de gagner un des 100 laissez-passer doubles pour la première du film. »

  • La route des jardins

    Courez la chance de gagner un certificat-voyage VIA Rail pour deux personnes en première classe... »

  • Notre Québec

    Participez et courez la chance de gagner l'un des 3 forfaits golf inoubliables au Château... »

Précédent

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Les plus populaires sur Auto

image title
Fermer