C'est la position soutenue par le président de la Fédération québécoise des municipalités, Bernard Généreux, qui réclame toujours un «temps d'arrêt» avant de poursuivre l'exploration et surtout l'exploitation de cette ressource naturelle. «Les gens sont inquiets et avec raison, constate le maire de Saint-Prime. Encore une fois, plutôt que se donner entre nous l'expertise et la connaissance en gaz de schiste comme société, on a remis ça au privé, en lui disant de faire l'exploration.»
Lorsque la ressource sera exploitée, une hausse et un meilleur partage des redevances entre le gouvernement provincial et les villes sont essentiels, dit la FQM, qui qualifie même ces nouveaux revenus de «clef du développement des régions».
«Quand on regarde tout l'argent qui sort des territoires, c'est incroyable, c'est de la spoliation pure, dit-il. Comment est-ce qu'on s'organise pour que ça se fasse à notre profit, dans le respect des règles environnementales et de l'acceptabilité sociale?»
Bernard Généreux a de l'espoir car si le ministre des Finances a d'abord considéré les villes comme des extraterrestres avec leur idée de partage, l'écoute est aujourd'hui meilleure. «On entend une ouverture certaine d'aller voir.»