Fini le «gaspillage» des restes de table en 2013

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Les citoyens recevront dès l'automne 2012 un nouveau bac pour recueillir leurs déchets organiques

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(Québec) Le «gaspillage» des restes de table devrait être chose du passé à Québec à partir de 2013. Les gouvernements ont confirmé hier leur contribution dans la construction d'une usine pour traiter les déchets organiques, un projet de 57 millions $.

La Ville de Québec paiera la part du lion, soit 22,8 millions $. Le gouvernement provincial contribue pour sa part pour 17,7 millions $, tandis que le fédéral offre 16,5 millions $. À ces montants, il faudra toutefois prévoir des frais d'exploitation annuels évalués pour l'instant à 4,5 millions $.Impossible pour l'instant de savoir où cette usine dite de biométhanisation sera construite, Québec disant encore être à étudier divers emplacements. Rappelons que plusieurs citoyens de Limoilou espèrent ne pas l'accueillir, jugeant en avoir assez de l'incinérateur. La décision devra être prise sous peu, puisque l'appel d'offres pour le nouvel équipement doit être lancé à l'automne afin de permettre son entrée en service vers 2013, a précisé le maire Régis Labeaume.

Nouveau bac

Les citoyens recevront un bac pour recueillir leurs déchets organiques dès l'automne 2012. Environ 70 % des 235 000 portes de Québec seront ainsi desservies d'ici 2015. La Ville cherche toutefois encore comment offrir le service pour les bâtiments de plus de 12 logements.

À terme, l'usine permettra de détourner 85 000 tonnes de déchets organiques de l'enfouissement, essentiellement des restes de table ou des résidus verts comme les arbres de Noël. La Ville de Québec évalue que son usine permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 3,8 % sur son territoire.

«Ce projet, c'est la fin du gaspillage. Lorsqu'on envoie ces matières organiques dans un site d'enfouissement ou on les brûle, on gaspille une matière qui a une valeur», a indiqué la ministre québécoise de l'Environnement, Line Beauchamp. Rappelons que le gouvernement provincial veut éliminer complètement l'enfouissement des déchets organiques d'ici 2020.

Le traitement de ces déchets produira 4,4 millions de mètres cubes de biogaz. C'est l'équivalent de la consommation en carburant de 150 autobus en une année. Si l'élimination des déchets ne permet pas de générer de revenus, le biogaz peut être «valorisé», pour reprendre le jargon du ministère de l'Environnement. Le produit de ce type d'usine peut servir à produire de la vapeur pour du chauffage urbain, un carburant pouvant se substituer au diesel ou encore être vendu comme gaz naturel. Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) sera d'ailleurs appelé à utiliser cette ressource, a indiqué le maire.

«Selon l'expérience sur les marchés, on pense tirer des revenus de 3,5 millions $», a avancé Régis Labeaume. C'est justement ces revenus qui permettent de pratiquement couper de moitié la facture d'exploitation de 8 millions $. Rappelons que l'incinération et l'enfouissement des déchets coûtent déjà à la Ville 30 millions $ chaque année.

Si Québec refuse pour l'instant de dire où elle compte implanter l'usine, la vente des biogaz donne quelques indices. Le bâtiment, que l'on décrit comme plus petit que l'incinérateur et même le centre de tri, devra idéalement être situé près d'un gazoduc. Il devra également être à proximité du garage du RTC si ses autobus doivent s'y alimenter en carburant.

Choix rentable

Le coût de 57 millions $ couvrira la construction de l'usine et l'achat des bacs. Pour le fonctionnement, traiter une tonne de matière organique coûtera 52 $, soit autant qu'à l'incinérateur, selon les calculs de Québec. À noter que l'équipement sera construit et géré par le privé, même s'il appartiendra dans les faits à la Ville.

La capitale ne sera pas la première à se doter d'une telle usine de biométhanisation. Saint-

Hyacinthe en Montérégie a mis en service lundi son installation. Voilà peu, les premiers ministres Stephen Harper et Jean Charest étaient à Rivière-du-Loup pour annoncer la construction d'une autre installation, un projet de 15 millions $.

Longueuil doit elle aussi construire une usine d'ici peu au coût de 30 millions $. Montréal a également un projet dans ses cartons dans l'arrondissement d'Anjou. L'annonce officielle devrait être faite d'ici «quelques jours», selon la ministre Line Beauchamp.

La Ville de Gatineau a récemment décidé de ne pas opter pour la technologie de biométhanisation, estimant qu'elle ne serait pas rentable.

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