Boisé St-Émile: le propriétaire menace de poursuivre les envahisseurs

Jean Thériault accuse les citoyens du secteur de... (Infographie Le Soleil)

Agrandir

Jean Thériault accuse les citoyens du secteur de s'être approprié illégalement un terrain privé. «Les gens achètent des maisons avec un boisé derrière et pensent que c'est à eux autres», s'indigne-t-il.

Infographie Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Québec) Le principal propriétaire du boisé Saint-Émile menace de poursuivre les citoyens et les associations qui «usurpent, envahissent» ses terrains si son projet de quartier résidentiel est bloqué. Le président de Construction canadienne, Jean Thériault, dit avoir toléré suffisamment longtemps les motoneigistes, les cyclistes et les autres «squatters».

À la veille d'une consultation publique sur l'avenir du boisé, le promoteur immobilier monte le ton contre ceux qui comptent s'opposer mardi à la décision de la Ville de Québec d'y permettre la construction de résidences. Disant en avoir soupé des gens circulant dans le secteur, l'homme compte sévir ce printemps en détruisant les installations aménagées pour les cyclistes et les randonneurs sur ses terres.

«C'est pas à eux autres les terrains, ils n'ont pas d'affaire là. On va entamer des poursuites. Les gens qui ont endommagé le terrain, on va les trouver. Il faut que ça arrête, les folies», tonne M. Thériault, oeuvrant à Québec depuis plus d'une trentaine d'années.

Évidemment, l'homme ne poursuivra pas tous les gens ayant circulé dans le boisé. Il ciblera plutôt les groupes ayant aménagé et fait la promotion des nombreux sentiers sillonnant la forêt. Déjà, quelques mises en demeure ont été transmises à l'été 2009. Deux associations de vélo de montagne ont été visées, tout comme le conseiller municipal Steeve Verret, président de l'arrondissement Haute-Saint-Charles.

M. Thériault accuse les citoyens du secteur de s'être approprié illégalement un terrain privé. «Les gens achètent des maisons avec un boisé derrière et pensent que c'est à eux autres», s'indigne-t-il.

98 hectares

Le promoteur dit avoir acquis ces terres voilà une trentaine d'années en prévision de les développer un jour. Celles-ci couvrent une superficie de 98 hectares, soit un peu plus que les plaines d'Abraham d'un bout à l'autre. Le président de Cons­truction canadienne estime que l'endroit pourrait accueillir de 1200 à 3500 résidences, un développement résidentiel qu'il évalue de 600 à 700 millions $. À noter toutefois, la Ville a seulement autorisé la construction sur moins du quart des terrains de M. Thériault pour l'instant.

L'homme d'affaires avait déjà présenté en 1977 un projet pour construire un quartier de 3500 résidences. Il avait toutefois abandonné l'idée en raison des coûts pour amener l'aqueduc et les égouts. Mais avec le développement de Saint-Émile depuis, les services municipaux sont maintenant à proximité.

Le promoteur a déposé, en novembre, un rapport d'ingénieurs démontrant selon lui que la forêt est malade et qu'aucune espèce d'arbres protégés ou qu'aucun habitat d'animaux ne sont présents. «Ce n'est pas une bonne forêt, c'est propice à du développement résidentiel», assure-t-il. S'il obtient bel et bien le feu vert, la construction pourrait débuter en 2011.

Le boisé de Saint-Émile est l'un des cinq terrains où la Ville souhaite permettre la construction de résidences afin de contrer une pénurie d'espaces.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer