Mobilisation autour du boisé de Saint-Émile

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La décision de la Ville de Québec de permettre la construction de maisons dans cinq secteurs soulève une levée de boucliers.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) La contestation s'organise pour éviter de voir le boisé de Saint-Émile disparaître afin de faire place à un quartier résidentiel. Même s'ils n'ont pas été écoutés lors d'une consultation publique ce printemps, de nombreux citoyens et groupes promettent déjà de se faire entendre lors d'une nouvelle consultation prévue le 19 janvier à l'hôtel de ville.

La décision de la Ville de Québec, prise début décembre, de permettre la construction de maisons dans cinq secteurs forestiers soulève une levée de boucliers. L'indignation concerne surtout l'inclusion du boisé de Saint-Émile, au nord de la rue de la Faune et à l'est du boulevard de la Colline.

L'Association de protection de l'environnement du lac Saint-Charles (APEL) compte bien se faire entendre et demander le retrait de ce secteur du périmètre d'urbanisation, limite à l'intérieur de laquelle la Ville contient son développement. L'organisation se sent d'autant plus interpellée qu'elle a déposé, à la mi-décembre, une étude à l'intention de l'administration Labeaume sur la pression humaine exercée sur la principale source d'eau de la ville. La Communauté métropolitaine de Québec doit également déposer un rapport d'ici quelques mois sur le développement à l'intérieur du bassin versant.

Déjà plus de 40 000 personnes vivent dans le bassin versant du lac où s'abreuve la moitié de la population de Québec. Or, près des deux tiers du boisé de Saint-Émile rendu disponible à la construction se trouvent justement dans cette zone, selon les cartes du ministère de l'Environnement. En fait, le secteur se trouve même à 1,5 km de la prise d'eau de Québec.

L'inclusion du boisé de Saint-Émile tout juste avant la publication de ces deux études ne fait aucun sens, selon Mme Deslongschamps. Elle propose donc de retirer le secteur du nouveau périmètre d'urbanisation, quitte à l'inclure dans six mois.

Contestation élargie

Les recherches du Soleil ont permis de constater que la contestation s'étend même dans Internet. Un groupe Facebook baptisé Sauvegardons les sentiers de vélo de montagne de Saint-Émile a vu le jour et rassemble près de 400 personnes.

Aucun comité d'arbres n'étant actif dans le secteur, une coalition de groupes d'autres secteurs de la Ville est également à se former. «C'est pas du "pas dans ma cour", dit Johanne Lavallée, du groupe de Charlesbourg. Quand quelque chose d'aussi gros se passe et qu'on trouve un peu grave, ça vaut la peine de se prononcer. Et ça commence à être grave. C'est des dizaines d'hectares qu'on veut couper pour mettre des maisons.»

Même son de cloche de Johanne Elsener, du comité d'arbres de Sainte-Foy-Sillery. «Il y a des espaces mal utilisés en ville, des espaces contaminés qu'on pourrait redévelopper avant de couper la forêt. Et si on densifiait intelligemment plutôt que de couper dans la ceinture forestière?»

L'indignation est d'autant plus grande que la consultation publique tenue ce printemps sur le Plan vert, bleu, blanc pour favoriser la pratique d'activités de plein air demandait justement la préservation du boisé de Saint-Émile. Reste donc à voir si cette nouvelle consultation aura plus d'impact.

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