Du miel local à l'Université Laval

Douze ruches contenant 240 000 abeilles ont été installées mercredi... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Douze ruches contenant 240 000 abeilles ont été installées mercredi sur le campus de l'Université Laval, un projet des professeurs Valérie Fournier et Pierre Giovenazzo (photo).

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Douze ruches renfermant 240 000 abeilles ont fait leur entrée mercredi sur le campus de l'Université Laval. En plus de servir à l'enseignement et à la recherche en apiculture urbaine, elles seront bientôt appelées à fournir en miel les cafétérias et restaurants de l'université.

«Saveurs Campus, qui gère les services alimentaires, est très intéressé par notre miel. Lorsque notre production sera bien démarrée, le miel pourrait être vendu dans des petits pots ou vraiment intégré dans les menus», explique Valérie Fournier, professeure et chercheure à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation.

Son collègue Pierre Giovenazzo, professeur au Département de biologie, et elle ont installé les ruches mercredi matin sur le campus, au jardin Van den Hende et dans un champ près de la rue Marie-Fitzbach. Comme elles sont arrivées tard en saison, il ne sera pas possible d'utiliser le miel dès cet automne. La véritable production devrait plutôt débuter en 2018. 

M. Giovenazzo explique qu'installer des ruches s'inscrit dans «un projet global» de développement durable sur le campus. L'université compte six hectares de terres agricoles pédagogiques au coeur de Sainte-Foy. Les abeilles aideront à la pollinisation des cultures, mais fourniront également un nouvel aliment local, qui s'ajoutera au fromage, au pain, aux laitues, aux fines herbes et à la bière qui sont déjà fabriqués sur le campus, par diverses initiatives étudiantes. 

Mme Fournier explique que les chercheurs ne voulaient pas «inonder le campus universitaire avec des abeilles». Si bien qu'ils ont restreint le nombre de ruches, prêtées par le Centre de recherche en sciences animales de Deschambault.

Les étudiants en biologie et en agriculture pourront suivre certains cours en côtoyant les abeilles, tandis que les chercheurs pourront analyser leur comportement. «L'apiculture en milieu urbain s'est beaucoup développée ces dernières années, mais malheureusement, on n'a pas encore beaucoup de données de recherche sur ce phénomène», indique Mme Fournier. 

Québec, comme la plupart des grandes villes en Amérique du Nord, vit un engouement pour l'apiculture urbaine. Des dizaines de restaurants, commerces, institutions et particuliers ont installé des ruches sur leur toit ou dans leur cour ces dernières années. 

Selon Mme Fournier, il n'y a pas encore trop d'abeilles par rapport au nombre de fleurs disponibles à Québec. À Montréal, toutefois, les chercheurs s'inquiètent du manque de nourriture pour les abeilles installées en ville.

«À mon laboratoire, on étudie justement, en milieu urbain, la compétition possible entre les abeilles domestiques et les abeilles sauvages.» En plus des abeilles domestiques, qui produisent du miel, près de 400 espèces d'abeilles sauvages vivent librement dans la nature, et sont aussi présentes en milieu urbain, explique Mme Fournier.




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