Fédération des commissions scolaires: les Découvreurs en guise de modèle

Élu samedi à la présidence de la Fédération... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Élu samedi à la présidence de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Alain Fortier souhaite répliquer le modèle basé sur la collaboration entre les écoles de sa commission scolaire, celle des Découvreurs, à l'échelle du Québec.

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(Québec) Le nouveau président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) entend bien reproduire au niveau national une stratégie qui a bien fonctionné alors qu'il présidait la Commission scolaire des Découvreurs, à Québec. Alain Fortier souhaite voir une collaboration renforcée entre les commissions scolaires de la province.

Élu samedi, M. Fortier souhaite répliquer le modèle basé sur la collaboration entre les écoles de sa commission scolaire à l'échelle du Québec. Une stratégie payante, croit-il, qui a permis aux directeurs d'école de mieux comprendre les besoins de chaque établissement. «À toutes les fois qu'un directeur d'école tire la couverture de son côté, ça découvre celui qui est à côté. Si c'est vrai avec nos directions d'écoles, c'est probablement vrai avec les commissions scolaires», a-t-il raisonné en entrevue au Soleil, dimanche. 

Pour y arriver, le nouveau président souhaite atteindre un équilibre entre la centralisation et la décentralisation de la prise de décisions au sein de la Fédération. «La décentralisation a ses limites, comme la centralisation a ses limites», a-t-il défendu. Selon lui, si la FCSQ a besoin de l'écho des commissions scolaires pour permettre à celles-ci de s'adapter à leur milieu, une décentralisation abusive engendrerait des inégalités parmi les commissions de la province. 

Le nouveau président veut donner les moyens nécessaires aux commissions scolaires pour répondre aux problèmes locaux auxquels elles sont confrontées. Il donne l'exemple des commissions scolaires des Îles-de-la-Madeleine et de la région de Sherbrooke qui bénéficieraient des sommes identiques pour l'accueil des nouveaux élèves issus de l'immigration. «L'un dirait probablement qu'il en a pas besoin et l'autre dirait qu'il doit sûrement s'agir du premier versement!», a-t-il imagé, reconnaissant que les besoins varient selon les régions du Québec. 

«Quand on a une orientation qui touche à des enjeux précis, il faut laisser les commissions scolaires oeuvrer. Il faut laisser les acteurs décider», a-t-il ajouté. 

Ouvrir le dialogue

Un autre cheval de bataille du nouveau président Alain Fortier est celui de faciliter les échanges entre les commissions scolaires pour que les bonnes idées soient entendues partout. 

«Ce que j'ai dit, c'est qu'on doit travailler au Québec à mieux se connaître entre commissions scolaires. On doit apprendre les uns des autres. Je me suis engagé à faire en sorte qu'on soit des politiciens scolaires en mode d'apprentissage des uns des autres», a-t-il avancé. 

«Je veux essayer de faire en sorte que tous les groupes préoccupés par la réussite éducative regardent dans le même sens. Fini les chicanes de pouvoir», a-t-il dit, précisant que tous les acteurs, dont le gouvernement du Québec, visent la réussite des élèves.

M. Fortier a indiqué être déjà en contact avec le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx. M. Proulx et moi on va souhaiter qu'on fasse avancer le Québec éducatif ensemble. Il va falloir qu'il compose lui aussi avec la pression interne. Nous on va être là pour lui rappeler notre rôle, lui tendre la main, travailler avec lui», a indiqué M. Fortier, qui mise sur la culture du compromis pour atteindre ses objectifs. 

Le président de la FCSQ espère bien que le débat sur la pertinence des commissions scolaires au Québec est clos. À un peu plus d'un an d'une élection générale au Québec, il souhaite qu'aucun parti politique ne ramène ce débat sur la table. 

«On a réfléchi pendant cinq ans sur la pertinence des élections scolaires. J'espère que l'ensemble des partis politiques ont compris. Je ne pourrais pas croire qu'on brasse cette affaire-là encore et qu'on s'embarque pendant deux ans dans un immense réflexion pédagogique», a-t-il réagi. M. Fortier a rappelé les mots du ministre Proulx qui aurait dit aux commissaires scolaires, lors du gala de leur dernier congrès électoral, qu'il était temps de travailler tout le monde ensemble. 

À titre de président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Alain Fortier a été élu pour un mandat de deux ans. Il succède à Josée Bouchard, qui a assumé la présidence pendant huit ans.




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