Toujours non aux arachides et noix dans les écoles de Québec

À Québec, tous les produits contenant des arachides... (La Presse, Ivanoh Demers)

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À Québec, tous les produits contenant des arachides (photo) ou des noix sont interdits dans les écoles et les commissions scolaires n'ont pas l'intention de revenir en arrière.

La Presse, Ivanoh Demers

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(Québec) Les noix et les arachides resteront interdites dans les boîtes à lunch des écoles publiques de Québec. Les commissions scolaires de la région n'ont pas l'intention d'emboîter le pas à celle de Montréal.

Parce qu'elle ne peut garantir un milieu sans allergène, la commission scolaire de Montréal a décidé de mettre fin aux interdits. Les élèves du primaire pourront apporter les aliments qu'ils désirent de la maison, mais ceux qui sont allergiques devront être aux aguets, a rapporté La Presse mardi. La commission scolaire dit ne pas vouloir créer un faux sentiment de sécurité auprès des élèves allergiques.

À Québec, tous les produits contenant des arachides ou des noix sont interdits dans les écoles et les commissions scolaires n'ont pas l'intention de revenir en arrière. «Il n'est pas question qu'on retire ça à court ou à moyen terme, parce que c'est ce qui est le plus répandu dans les allergies», explique Alain Vézina, porte-parole de la commission scolaire des Découvreurs.

Si un enfant apporte des noix à l'école, il est invité à les manger dans un endroit isolé ou elles sont confisquées et un mot est envoyé aux parents, explique M. Vézina. «Mais je vous dirais que c'est très rare que ça arrive. La collaboration avec les parents est très bonne.»

La commission scolaire de la Capitale interdit formellement les noix depuis 2009 dans ses écoles primaires. Elle laisse les écoles secondaires libres d'appliquer cette interdiction à «certaines catégories d'élèves». «Nous n'avons pas eu de demandes de la part des directions pour réviser cette politique», indique la porte-parole Marie-Élaine Dion. Pour les autres types d'allergies, des interdictions supplémentaires peuvent s'ajouter, mais la commission scolaire de la Capitale laisse chaque établissement scolaire juger de la bonne méthode à prendre.

À la commission scolaire des Premières-Seigneuries, un programme de gestion des allergies alimentaires est en place dans chaque école. C'est l'infirmière scolaire qui a le mandat d'identifier les mesures à prendre en fonction du dossier particulier de chaque élève, indique la secrétaire générale Martine Chouinard.

À la commission scolaire des Navigateurs, sur la Rive-Sud, les noix et arachides ne sont pas les bienvenus et des mesures d'hygiènes sont prescrites, comme le lavage des tables ou des pupitres avant et après les repas, le lavage des mains et du micro-ondes, indique la porte-parole Louise Boisvert.

Steven Burke, président de la commission scolaire Central Quebec, soutient qu'il n'y a pas d'interdiction formelle d'aliments dans les écoles, mais que les éducateurs sont proactifs et protègent le mieux possible les élèves allergiques. «On agit en bon père de famille», lance-t-il.

Un auto-injecteur par école?

Les ministères de la Santé et de l'Éducation préparent en ce moment un protocole pour que tous interviennent de façon uniforme en cas de réaction allergique d'un élève dans une école.

C'est ce qu'on fait savoir les ministres Gaétan Barrette et Sébastien Proulx, en marge d'une annonce à Sainte-Foy mardi. «Il y a des endroits où on a des défibrillateurs dans des centres d'achat. Alors des Epipen, dans des écoles, ça devrait être partout», croit M. Barrette. Le ministre de la Santé indique que les discussions entre les deux ministères, «ça chemine». 

À l'heure actuelle, il n'existe aucune loi ou règle au Québec qui indique comment doit se faire une intervention en cas de choc anaphylactique. Les écoles et les commissions scolaires sont libres de se préparer en conséquence, mais elles ne sont pas obligées, par exemple, d'avoir un auto-injecteur d'adrénaline à leur disposition en tout temps. 

L'Association des allergologues et immunologues du Québec milite depuis de nombreuses années en faveur d'un protocole uniforme. Son président, Rémi Gagnon, accueille cette ouverture positivement, mais n'était pas au courant des discussions des ministères de la Santé et de l'Éducation à ce sujet. «On n'a pas été consultés», lance-t-il. 

Le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx, lui même papa d'un enfant allergique, n'a pas l'intention toutefois de dicter une façon de faire en matière de prévention des allergies. «Je fais confiance aux écoles». 

Le ministre Barrette croit qu'on ne pourra pas tout interdire, car la liste des aliments allergènes ne cesse de s'allonger. «Il y a des gens qui sont allergiques aux carottes», a-t-il lancé. D'où l'importance de faire de la sensibilisation autour de l'enfant allergique. 

Patricia Cloutier et Elisabeth Fleury




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