Petite révolution pour les futurs médecins

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En plus de rendre beaucoup plus difficile la tricherie, le virage informatique pour les examens de médecine fera économiser des milliers de dollars en photocopies. Autre avantage, la correction sera automatisée.

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(Québec) Une petite révolution est en cours à la Faculté de médecine de l'Université Laval... Les examens à choix multiples sur papier durant lesquels il faut noircir le rond de la bonne réponse seront peu à peu relégués au musée! «On est rendu là.»

Les futurs médecins de Québec font encore des «examens classiques à bulles», observe le vice-doyen aux études de la faculté, Jean-François Montreuil, aussi professeur et psychiatre. Les mêmes examens que lorsque notre interlocuteur était sur les bancs d'école: «Ça n'a pas beaucoup évolué.»

Le «virage informatique» approche toutefois rapidement. Dès la prochaine rentrée, M. Montreuil veut éliminer le papier pour le remplacer par des épreuves informatisées. «Si on a le feu vert, à l'automne on va commencer à l'implanter.»

Il ne pense pas que les étudiants souffriront de la transition. «On est dans la classe et on voit tout le monde sur son ordinateur!» 

M. Montreuil note néanmoins qu'il y aura une période d'«ajustement». Mais plusieurs étudiants sont déjà familiers avec ce type d'évaluation; les organisations nationales qui font passer les examens de certification ont abandonné le papier.

Et les professeurs, ils pourront s'adapter? «Ils ne programmeront rien», rassure le vice-doyen. Ils pourront même simplement rédiger leurs questions dans un logiciel traditionnel de traitement de texte pour, ensuite, les copier-coller dans le nouveau système.

Il y aura toutefois nombre d'avantages, fait valoir notre interlocuteur. Les étudiants pourront surligner des passages à l'écran, savoir à quelles questions ils n'ont pas encore répondu, minuter leur progression, etc.

Et l'enseignant pourra incorporer des éléments multimédias à l'évaluation: vidéo d'une entrevue avec un patient, électrocardiogrammes, résultats d'une prise de sang, radiographie... 

En plus, finie la correction fastidieuse, les «milliers de dollars de photocopies» par année, les employés qui doivent imprimer-transporter-distribuer-classer les examens. Tout sera automatisé, instantané. 

Tout ne sera pas rose, convient Jean-François Montreuil. «C'est sûr qu'on va avoir à faire face à des problèmes informatiques au début.» Mais d'autres universités sont passées par là, ce qui permettra d'éviter certaines erreurs.

Moins de tricheurs

Autre avantage non négligeable, l'informatisation rendra beaucoup plus difficile la tricherie! Les étudiants téléchargeront à l'avance un fichier crypté sur leur ordinateur. Une fois dans la salle, ils recevront un code pour débrouiller le fichier. Fichier qui sera différent d'un poste à l'autre; les questions pouvant être mélangées. 

Et le logiciel prendra le contrôle de leur ordinateur le temps de l'examen... Pas question d'aller fouiller sur le Web pour trouver la réponse.

Chaque année, la Faculté de médecine accueille environ 230 nouveaux. Au total, environ 1100 étudiants sont inscrits chaque session. Le programme de base en médecine dure 4 ou 5 ans. Après, il faut développer une spécialité: 2 ans de plus pour la médecine familiale, 4 à 6 ans pour les autres. Suivent les postdoctorats, souvent à l'étranger.




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