Examens de fin d'année surveillés de près

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Les règles de sécurité ont changé en raison d'un «bris de confidentialité», qui a eu lieu en juin dernier. Une adolescente de Trois-Rivières avait réalisé une vidéo expliquant des trucs donnés par son enseignant pour bien répondre à une question précise de l'examen d'histoire.

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(Québec) Pour éviter que les réponses aux examens de fin d'année ne circulent sur les médias sociaux en juin, le ministère de l'Éducation a renforcé d'un cran la sécurité autour de ses corrigés.

Ces derniers mois, le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx a mandaté des équipes pour «revoir en profondeur les façons de faire», explique Ève Gauthier, chef du service des affaires publiques par intérim au ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur (MEES). Les fonctionnaires ont revu toutes les étapes du processus, allant de la conception des épreuves uniques jusqu'à leur correction.

Par exemple, les corrigés des examens seront scellés lorsqu'ils arriveront dans les différentes écoles.

«Les efforts sont redoublés cette année pour renforcer les mesures de contrôle et de vigilance pour assurer un contrôle de passation plus sécuritaire», explique Mme Gauthier dans un échange de courriels.

Toute cette mobilisation fait suite à un «bris de confidentialité» qui a eu lieu en juin dernier. Une adolescente de Trois-Rivières avait réalisé une vidéo expliquant des trucs donnés par son enseignant pour bien répondre à une question précise de l'examen d'histoire.

Cette vidéo, partagée plusieurs centaines de fois sur le web, avait forcé le ministère à annuler la question 22 de l'examen de 4e secondaire. Comme l'annulation de cette question longue pénalisait plusieurs élèves, le ministère s'est finalement ravisé en juillet et a octroyé l'ensemble des points à tout le monde. Cette question valait pour le quart des points de l'examen, qui lui même comptait pour la moitié de la note de fin d'année.

Une autre fuite avait aussi été constatée en lien avec un examen de mathématiques de 6e année du primaire. Si bien que le ministre Proulx annonçait déjà l'an dernier son intention de réviser les pratiques du ministère.

Sensibilisation

Éve Gauthier explique que le ministère veut créer «une mobilisation autour de la sécurité». Les équipes d'enseignants qui concoctent les épreuves ont été davantage «sensibilisées à la sécurité». Le ministère a aussi envoyé des directives spéciales et rappelé des consignes aux directions générales des commissions scolaires, qui devront assurer un certain leadership en la matière.

Par exemple, on rappellera que les corrigés doivent être distribués aux enseignants seulement après que les élèves aient complété leur examen. Les élèves eux-mêmes seront mis en garde. Avant de commencer leur examen, ils liront des consignes indiquant qu'il est interdit de diffuser par quelque moyen que ce soit le contenu d'une épreuve ministérielle.

C'est de la mi-mai à la mi-juin que les jeunes Québécois doivent se soumettre aux examens du MEES. Les élèves de 4e et de 6e année du primaire ont des examens en français et en mathématiques, tandis que les élèves de 4e et 5e secondaire ont des épreuves en français, en anglais, en mathématiques, en histoire et en sciences.

Il n'a pas été possible de savoir mardi si ces nouvelles mesures de sécurité entraîneront des coûts supplémentaires pour le réseau scolaire. Le MEES diffusera les détails de ces procédures additionnelles sur son site web au cours des prochaines semaines.




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