Université Laval: peu de marge dans le budget

Le dernier budget de l'administration du recteur Denis... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le dernier budget de l'administration du recteur Denis Brière en est un de «continuité», dans lequel l'Université Laval se contente de poursuivre ses missions.

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(Québec) Pas de compressions ni de réinvestissements. L'Université Laval réussit tout juste à se maintenir à flot et à atteindre l'équilibre dans son budget 2017-2018.

«On est très limités dans les marges de manoeuvre. Nos unités doivent composer avec un budget qui est quand même restreint», admet Josée Germain, vice-rectrice à l'administration et aux finances.

Ce budget annuel d'environ 1 milliard $, adopté ces dernières semaines et dont Le Soleil a obtenu copie, est le dernier de l'administration du recteur Denis Brière. Un budget de «continuité» selon Mme Germain, dans lequel l'université se contente de poursuivre ses missions. 

Même si le gouvernement du Québec a annoncé des réinvestissements dans les universités dans son dernier budget, elles ne sont pas suffisantes pour permettre à Laval de vraiment se développer. «Les petites sommes additionnelles qu'on a pu avoir sont utilisées pour absorber l'indexation de nos dépenses», explique Mme Germain. 

La subvention que le gouvernement versera à l'Université Laval pour 2017-2018 est de 490 millions $. Un montant identique à celui qui était versé en 2013-2014, soit avant les coupes liées à la période d'austérité du gouvernement libéral. 

«Pour pouvoir rester compétitif au niveau national et à l'international, ça va prendre un réinvestissement plus substantiel que ce qu'on a vu jusqu'à maintenant», soutient Mme Germain. 

Manque à gagner

Encore cette année, l'université a dû composer avec un manque à gagner de 10 millions $. Pour atteindre l'équilibre budgétaire, elle a utilisé des stratégies temporaires, comme piger dans son budget d'investissement pour acquérir du mobilier et de l'équipement. «On peut le faire parce qu'on a un indice de vétusté de 11 % pour nos immeubles», indique la vice-rectrice. 

Au cours de la prochaine année scolaire, les pavillons Casault et De Koninck subiront tout de même de grands travaux de rénovation. Les laboratoires du pavillon Vachon seront également modernisés. 

Leader de la formation en ligne, l'Université Laval prévoit continuer sur cette lancée en investissant

1 million $ dans le développement de ses plateformes numériques et dans la technopédagogie.

Le successeur de Denis Brière élu mercredi

C'est mercredi que l'Université Laval élira le 26e recteur de son histoire. Comme le veut le règlement, seuls les membres du collège électoral ont le droit de vote. Ils devront choisir entre le vice-recteur exécutif Éric Bauce, la professeure en génie industriel Sophie D'Amours ou le doyen de la Faculté d'administration Michel Gendron, qui ont fait campagne pendant 70 jours. 

Le collège électoral est composé de 145 personnes, dont 24 sont des étudiants. Il s'agit des membres en fonction du conseil d'administration, du conseil universitaire et de membres avec droit de vote des commissions des études, de la recherche et des affaires étudiantes. Outre les étudiants, les autres membres sont des professeurs, des chargés de cours, des employés et des doyens. Le recteur et tous les vice-recteurs ont le droit de vote, si bien que le recteur Denis Brière, de même que les candidats Éric Bauce et Michel Gendron pourront participer à l'élection. Sophie D'Amours ne fait quant à elle pas partie du collège électoral. 

Le scrutin secret se tiendra en matinée. Pour gagner, un candidat doit obtenir plus de la moitié des suffrages exprimés. Si aucun des candidats n'obtient la majorité absolue au premier tour, un deuxième tour suivra. Le nouveau recteur sera élu pour un mandat de 5 ans.

Lors de la dernière élection, où cinq candidats s'affrontaient, il avait fallu quatre tours pour déterminer un gagnant. Le recteur Denis Brière avait finalement été réélu avec 57,6 % des voix contre l'ex-doyen François Blais, aujourd'hui ministre du gouvernement libéral. Le mandat de M. Brière, qui aura dirigé l'université pendant 10 ans, se terminera le 31 mai.




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