CS des Navigateurs: le partage des salaires décrié

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, a réagi... (Archives La Presse Canadienne)

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Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, a réagi sur Twitter, soutenant que «les élus scolaires sont responsables et devront répondre de leur décision». Le ministre se questionne toutefois sur la pertinence de ce choix, en se demandant s'il a été pris dans l'intérêt des élèves. «J'en doute», écrit-il.

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(Québec) Le partage entre élus scolaires des salaires destinés à des collègues qui ont démissionné a soulevé un tollé dans les médias sociaux et chez la classe politique lundi.

Le Soleil a reçu de nombreux courriels et commentaires de citoyens qui s'indignent de cette décision prise par le conseil des commissaires de la commission scolaire des Navigateurs, sur la Rive-Sud de Québec.

En février, les commissaires ont constaté un surplus salarial de 8500$ dans leurs coffres, en raison de quatre démissions ou départs de leurs collègues, survenus au cours des derniers mois. Comme cette somme était destinée à la rémunération, ils ont décidé de la séparer entre eux à parts égales, pour un montant d'environ 530$ chacun, au lieu de laisser ce surplus sur la table et le retourner aux services aux élèves. 

Le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx a réagi sur Twitter, en soutenant que «les élus scolaires sont responsables et devront répondre de leur décision». Le ministre se questionne toutefois sur la pertinence de ce choix, en se demandant s'il a été pris dans l'intérêt des élèves. «J'en doute», écrit-il.

Jean-François Roberge, porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ), qualifie quant à lui cette décision «d'épouvantable». «Les commissaires scolaires ont inventé une nouvelle façon de nous décevoir», lance-t-il. Selon le député, cette prise de position montre à quel point ceux-ci sont «déconnectés». «À quoi sert un élu scolaire s'il n'est pas le garant de la bonne distribution de l'argent dans une commission scolaire? À rien.»

Noyé avec le reste

M. Roberge n'achète pas la défense du président de la commission scolaire, Jérôme Demers, qui soutient que l'argent n'aurait pas pu servir à un projet précis dans une école, qu'il aurait été «noyé avec le reste». 

«Ils avaient peur de perdre de vue le 8500$, alors ils l'ont mis dans leurs poches. Comme s'il n'y avait rien à faire de toute façon avec ça pour la réussite des élèves!», s'indigne M. Roberge. 

Le caquiste espère que les commissaires vont se rendre compte de «cette bévue énorme», faire marche arrière et rembourser l'argent qu'ils se sont partagé. 

Il condamne également le ministre de l'Éducation qui a protégé l'an dernier la fonction d'élu scolaire. «M. Proulx a eu tort de sauver les élections scolaires et de maintenir le statu quo quand on voit des décisions comme celles-là», lance-t-il. La CAQ propose de son côté de transformer les commissions scolaires en centre de services aux écoles et d'abolir la fonction d'élu scolaire.

Un comité plénier à huis clos avait été convoqué lundi soir, afin que les élus discutent de ce sujet précis. Dans un communiqué diffusé en fin de soirée, le président de la CSDN a indiqué qu'une «orientation a été retenue» et qu'on «entend présenter une nouvelle résolution portant sur la répartition des surplus des salaires des commissaires» lors de la séance régulière du conseil des commissaires mardi soir.




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