Un ras-le-bol du manque de profs suppléants à Baie-Comeau

Les enseignants de Baie-Comeau craignent notamment de s'absenter... (Archives, La Tribune)

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Les enseignants de Baie-Comeau craignent notamment de s'absenter par peur de manquer de suppléants, indique le Syndicat de l'enseignement de la Haute-Côte-Nord.

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Steeve Paradis

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Le Soleil

(Baie-Comeau) Les professeurs de Baie-Comeau et des environs en ont ras-le-bol de manquer de suppléants quand ils doivent s'absenter. Leur syndicat a déposé mardi soir à Baie-Comeau une pétition de 200 professeurs à la séance du conseil des commissaires de la Commission scolaire de l'Estuaire, réclamant une solution au problème.

«Les gens ont peur de s'absenter parce qu'on manque de suppléants. Il y a de plus en plus d'épuisement professionnel parce qu'on manque de suppléants, et ce n'est pas d'hier», lance Rémi Therriault, membre de l'exécutif du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Côte-Nord, qui soutient qu'il ne manque pas seulement de suppléants, mais aussi de profs pour remplir des tâches pleines.

Outre la pétition, le syndicat a mené un sondage auprès de 117 de ses 500 membres, sondage qui révèle notamment que 71 % des répondants s'empêchent de s'absenter pour ne pas qu'un collègue soit obligé de remplir sa tâche, que 36 % sentent de la pression pour faire de la suppléance et que 23 % ont déjà vu des congés refusés par manque de suppléants.

M. Therriault a aussi soutenu que pour les enseignants de certains champs, la commission scolaire de l'Estuaire n'est pas une destination attirante «car ça peut prendre 5, 10 ou 15 ans pour avoir sa permanence. C'est sûr que c'est dissuasif pour ces gens», a-t-il convenu.

Hors de l'ordinaire

La direction de la commission scolaire assure que la situation est hors de l'ordinaire, entre autres parce qu'elle a baissé au minimum sa banque de suppléants afin de donner des tâches complètes à des profs qui, auparavant, avaient un certain pourcentage de tâches et comblaient le reste par de la suppléance.

«De plus, cette année est particulière au chapitre des congés de maternité et parentaux. On a plusieurs couples d'enseignants en congé», a souligné le directeur général de la commission scolaire, Alain Ouellet. «Aussi, l'épisode de coqueluche (du début 2017) a fait en sorte qu'on a eu beaucoup de retraits préventifs de femmes enceintes.»

La direction et le syndicat chercheront des solutions, notamment en étudiant la possibilité de garantir de la suppléance aux professeurs qui seront en surplus dans leur champ d'enseignement habituel.




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