Course au rectorat: Éric Bauce, innover en terrain connu

«J'ai une bonne idée de ce que je... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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«J'ai une bonne idée de ce que je veux transformer parce que je sais ce qu'il y a en dessous du capot», illustre Éric Bauce.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Ils rêvent de diriger l'Université Laval de demain, de propulser l'institution un pas plus loin. Le Soleil s'est entretenu avec les trois candidats qui s'affrontent dans l'actuelle course au rectorat, qui se terminera par l'élection du 26 avril. Aujourd'hui : Éric Bauce. 1er de 3

Éric Bauce, 56 ans, actuel vice-recteur exécutif, issu de la Faculté de foresterie

Il dit ne pas être le candidat de la continuité. Éric Bauce, le bras droit de l'actuel recteur Denis Brière, tente de se défaire de cette étiquette en proposant son propre style de gestion. 

«J'ai une bonne idée de ce que je veux transformer parce que je sais ce qu'il y a en dessous du capot», illustre-t-il. Selon lui, le rôle qu'il a eu comme vice-recteur n'a rien à voir avec celui qu'il jouerait comme recteur. 

Il s'engage d'abord à «simplifier la vie des gens» et à leur redonner une ressource précieuse : du temps. Il veut mettre sur pied un environnement numérique du professeur et un autre pour les gestionnaires, qui trie l'information pertinente à leurs champs d'expertise. Il veut également s'attaquer à la lourdeur administrative qui prévaut à l'Université Laval. 

M. Bauce veut aussi faciliter les initiatives des étudiants en enlevant des embûches. «Organiser une activité à l'Université Laval, c'est un peu comme les 12 travaux d'Astérix.»

S'il est élu, il n'hésitera pas à «s'asseoir avec la communauté pour jaser». M. Bauce souhaite que plus de zones de débat public soient aménagées sur le campus. «C'est sûr qu'il risque d'y avoir des tomates qui revolent à droite et à gauche, mais c'est pas grave.»

M. Bauce est toutefois un farouche défenseur de l'autonomie des universités. Il n'est pas question que l'Université Laval se fasse dire quoi faire par ses partenaires, que ce soit le gouvernement ou les entreprises privées. 

Grève des employés de soutien

Selon lui, le fait qu'il ait eu à gérer une grève des employés de soutien en pleine campagne au rectorat n'aura pas vraiment d'influence sur l'issue de la course. «Ces choses-là, ce n'est pas à la même échelle.» Durant le conflit, il n'a pas hésité à prendre la parole publiquement pour «faire comprendre» à ses employés le principe de l'équité entre les générations. En fin de compte, les employés n'ont pas adhéré à ce principe et ont signé une entente qui protège les prestations des retraités. «L'histoire s'est pas finie de même, mais la démocratie a été respectée», juge-t-il. 

M. Bauce refuse de critiquer la décision du conseil d'administration de l'Université Laval de donner des bonis d'après-mandat aux hauts dirigeants, dont il fait partie. Constatant le tollé que cette décision a soulevé il y a plus de deux ans, il propose toutefois que l'université adopte un plafond salarial, et surtout, que les salaires soient communiqués avec transparence. «Il ne faut pas que les gens restent avec une suspicion» à l'égard de la haute direction.

Trois questions

Quelle université l'inspire?

«C'est l'Université Laval. Sinon, j'irais travailler ailleurs!» M. Bauce dit avoir vu de belles initiatives un peu partout dans le monde, mais vouloir s'inspirer seulement de ce qui est «importable». 

Quel est le dernier livre qui lui a plu?

Les romans de Ken Follet. «J'aime beaucoup sa façon de documenter son monde fictif par des faits historiques.»

Comment a-t-il été initié à l'université?

Il a été transporté dans la forêt Montmorency pour identifier des arbres et être aspergé d'eau. À l'époque, il ne pouvait faire la différence entre un sapin et une épinette. «J'avais vraiment l'impression d'être une cruche!» M. Bauce n'a pas l'intention d'interdire les initiations et l'alcool sur le campus pour éviter les dérapages. Il croit plutôt à la sensibilisation par les étudiants eux-mêmes. «C'est par eux autres que ça passe.»




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