Université Laval: la grève encore prolongée

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Le Syndicat des employées et employés de l'Université Laval (SEUL) préfère ne pas aller en grève générale illimitée, parce qu'il a «toujours espoir d'un règlement semaine après semaine», explique Éric-Jan Zubrzycki, conseiller syndical pour le SEUL.

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(Québec) La grève des employés de soutien à l'Université Laval est de nouveau en prolongation. Les travailleurs resteront dehors jusqu'au 19 mars.

Alors que la semaine de relâche s'achève, c'est toujours l'impasse entre la direction et ses 1900 différents techniciens, employés de bureau et ouvriers. Même si la session des étudiants arrive à un moment critique, la direction assure qu'elle «ne sera ni reportée, ni prolongée, car la quasi-totalité des cours est maintenue», indique la porte-parole Andrée-Anne Stewart.

Depuis le début de la grève en continu, le 21 février, quelques cours en laboratoire n'ont pu être donnés. La direction a indiqué jeudi que le contenu sera repris par les différentes facultés, soit en allongeant les cours d'une heure ou en ajoutant des séances à un moment convenu avec les étudiants. 

Le PEPS restera ouvert au cours de la fin de semaine de 8h à 16h et continuera d'opérer en semaine avec un horaire réduit. 

Arbitre

La ministre du Travail Dominique Vien a donné jeudi son accord pour qu'un arbitre intervienne dans le dossier. Il aura jusqu'au 31 décembre prochain pour trancher la question des régimes de retraite. Mais une telle nomination n'aura pas pour effet d'arrêter la grève, qui porte sur l'ensemble de la convention collective. 

Le Syndicat des employées et employés de l'Université Laval (SEUL) a choisi de ne pas aller en grève générale illimitée, parce qu'il a «toujours espoir d'un règlement semaine après semaine», explique Éric-Jan Zubrzycki, conseiller syndical pour le SEUL. Il veut également éviter le décret d'un lock-out. 

«C'est une guerre d'usure. On verra qui va s'user le premier. De notre côté, on est déterminés à tenir longtemps [...] on n'a pas l'intention de plier les genoux», soumet M. Zubrzycki. 

Cette semaine, le vice-recteur exécutif Éric Bauce soutenait que l'université était «prise en otage» par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et un enjeu national : la contestation de la loi 13 sur les régimes de retraite. Des allégations que conteste M. Zubrzycki. «Le national ne peut pas forcer une section locale à faire la grève», dit-il. 

Il estime également que les calculs de M. Bauce, comme quoi les membres actuels du SEUL auraient plus d'argent dans leurs poches en acceptant l'offre de l'Université Laval, sont faux. 

Dans son rapport publié jeudi, l'enquêteur du ministère du Travail stipule que les 28 personnes rencontrées lors de son passage sur le campus n'étaient pas des briseurs de grève, contrairement à ce que le syndicat alléguait. Par contre, il laisse le Tribunal administratif du travail juger si les étudiants et les employés contractuels qui s'affairent actuellement sur le campus agissent, eux, comme des briseurs de grève. La décision du juge est attendue incessamment.




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