École secondaire à Sainte-Brigitte-de-Laval: la mairesse tenace

Wanita Daniele espère pouvoir déposer un dossier justificatif... (Le Soleil, Frédéric Matte)

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Wanita Daniele espère pouvoir déposer un dossier justificatif avant la fin de l'année scolaire, soit avant juin 2017. Et même si ses efforts finissent par être récompensés, elle ne «voit pas la première pelletée de terre avant cinq ans».

Le Soleil, Frédéric Matte

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(Québec) Alors que les résultats d'un sondage dévoilé vendredi font état du désir citoyen de voir s'implanter une école secondaire à Sainte-Brigitte-de-Laval, la commission scolaire des Premières-Seigneuries, elle, est catégorique : les besoins ne sont pas suffisants dans le secteur pour qu'un tel projet se concrétise à court ou à moyen terme.

La grande majorité (77 %) des personnes sondées entre le 8 et le 18 novembre se sont dites en faveur de l'établissement d'une école secondaire sur le territoire de la municipalité. À noter que 80 % des 435 répondants au sondage sont en couple avec enfants.

Wanita Daniele, mairesse de Sainte-Brigitte-de-Laval, s'est dite très heureuse du message qu'envoient ainsi ses citoyens aux autorités concernées. «Lorsque l'on regarde les résultats, on constate clairement que les familles sont soucieuses de pouvoir voir leurs enfants étudier dans leur ville. Cela nous motive grandement à porter ce dossier vers le gouvernement du Québec», a-t-elle affirmé par voie de communiqué. «Je m'attendais à ce que [le sondage] soit favorable, mais pas autant que ça», ajoute-t-elle.

Mme Daniele déplore que les jeunes de Sainte-Brigitte-de-Laval soient contraints de faire deux heures d'autobus scolaire par jour - une heure à l'aller et une heure au retour - pour se rendre à l'école à Beauport, et ce, alors qu'«on parle constamment des jeunes qui sont inactifs».

Du côté de la commission scolaire des Premières-Seigneuries, on affirme que la Ville a tout à fait le droit d'intégrer un tel projet à son plan de développement, mais que les besoins actuels à Sainte-Brigitte-de-Laval ne suffisent pas à justifier l'implantation d'une nouvelle école secondaire ou même l'agrandissement d'une école existante. C'est qu'à elles seules, les écoles secondaires La Courvilloise, La Seigneurie, Samuel-De Champlain et l'Académie Sainte-Marie, dans le secteur Beauport, ont 850 places à offrir pour de nouveaux élèves, indique Serge Pelletier, directeur général de la commission scolaire des Premières-Seigneuries.

Il admet toutefois qu'une «poussée importante de la clientèle» provenant de Sainte-Brigitte-de-Laval est bel et bien observable dans le milieu. À l'école primaire du Trivent, le nombre d'élèves est en effet passé de 424 en 2013-2014 à 641 en 2016-2017, une hausse de 51 %. Et la Ville estime que l'école atteindra les 800 élèves en 2018. Reste à voir si cette augmentation sera suffisante, à long terme, pour justifier la construction d'une nouvelle école. À court ou à moyen terme, soit dans les cinq prochaines années, c'est très improbable, dit M. Pelletier.

«Une battante»

Cette réaction peu enthousiaste ne semble pas faire peur à la mairesse Wanita Daniele. «Moi, je suis une battante. [...] Les résultats du sondage me disent de continuer à travailler sur ce projet-là.»

C'est pourquoi elle a mis sur pied un comité chargé de convaincre la commission scolaire des Premières-Seigneuries et le ministère de l'Éducation de la nécessité d'une école secondaire à Sainte-Brigitte-de-Laval. Le comité tentera d'arriver en élaborant un dossier justificatif composé notamment de statistiques et de projections démographiques. Car, aux yeux de la mairesse, la mise sur pied du projet ne serait pas bénéfique qu'aux enfants de Sainte-Brigitte-de-Laval, mais également à ceux de Lac-Beauport et de Stoneham, qui sont, dit-elle, actuellement confrontés à un surpeuplement dans les écoles de Charlesbourg.

Wanita Daniele espère pouvoir déposer ce dossier justificatif avant la fin de l'année scolaire, soit avant juin 2017. Et même si ses efforts finissent par être récompensés, elle ne «voit pas la première pelletée de terre avant cinq ans».

Contacté par Le Soleil vendredi, le ministère de l'Éducation a quant à lui précisé qu'un projet de nouvelle école n'est évalué au gouvernement qu'après lui avoir été soumis par la commission scolaire concernée.

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