Sortir l'éducation populaire de l'ombre

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Le Conseil supérieur de l'éducation estime que le gouvernement devrait reconnaître la véritable valeur des cours d'éducation populaire, comme les cours d'alimentation.

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(Québec) Apprendre à bien s'alimenter, à mieux encadrer son enfant, à faire un budget, à utiliser une tablette. Selon le Conseil supérieur de l'éducation, il est temps que le gouvernement reconnaisse la véritable valeur de ces cours d'éducation populaire, livrés en majorité par des organismes communautaires.

«Depuis le début des années 2000, l'éducation populaire est sortie de l'écran radar», constate Lucie Bouchard, secrétaire générale du Conseil supérieur de l'éducation. À preuve, les dernières mentions de l'éducation populaire dans les publications du gouvernement remontent au début des années 2000, indique le Conseil dans son plus récent avis, publié lundi.

«Ces cours servent à mieux équiper les gens à faire face aux réalités de leur vie et, en bout de piste, à améliorer leur sort», fait valoir Christian Blanchette, président de la commission sur l'éducation des adultes et la formation continue du Conseil supérieur de l'éducation. Selon lui, «l'État a un rôle structurant à y jouer».

C'est pourquoi le Conseil demande au ministère de l'Éducation de reconnaître, de structurer et de financer les organismes communautaires qui offrent des cours d'éducation populaire de qualité. Le conseil évalue qu'au Québec, 4000 organismes font de l'éducation populaire, dont 3000 sont dans le milieu de la santé. Par exemple, un groupe de patients qui apprennent à vivre avec l'asthme apprennent ensemble et s'entraident. 

Après la santé, ce sont les organismes d'alphabétisation qui sont les plus nombreux. Ils aident les adultes qui ont décroché de l'école ou qui n'ont pas su préserver leurs connaissances en lecture et en écriture. 

Le Conseil fait valoir que l'éducation populaire, reconnue par l'État, a servi à faire du «rattrapage éducatif» chez les adultes entre 1960 et 1980, soit lors de la Révolution tranquille. Par la suite, les différentes commissions scolaires du Québec ont progressivement abandonné l'éducation populaire pour se concentrer sur l'éducation des jeunes, qui mène à un diplôme d'études secondaires, et, en bout de piste, au marché du travail. Le Conseil souhaite que les commissions scolaires reprennent en partie cette mission, en partenariat avec les organismes communautaires. 

Mme Bouchard croit que le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx est «sensible» à la formation continue des adultes. Elle souhaite maintenant que l'éducation populaire fasse partie de sa politique sur la réussite éducative, attendue pour le printemps prochain.

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