Les ergothérapeutes veulent travailler à l'école

À l'heure actuelle, seulement une poignée d'ergothérapeutes travaillent... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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À l'heure actuelle, seulement une poignée d'ergothérapeutes travaillent dans les écoles spécialisées.

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(Québec) Parce qu'ils sont les spécialistes de l'autonomie et du mouvement, les ergothérapeutes veulent qu'on leur fasse une place à l'école. Ils demandent au gouvernement du Québec de les reconnaître comme des professionnels scolaires, au même titre que les orthopédagogues ou les psychologues.

«Il n'y a qu'au Québec où les ergothérapeutes ne sont pas intégrés au système scolaire. En Ontario, dans les autres provinces canadiennes et aux États-Unis, ils sont présents», soumet Alain Bibeau, pdg de l'Ordre des ergothérapeutes du Québec.

Dans un mémoire transmis cette semaine au ministère de l'Éducation, l'ordre professionnel demande au gouvernement d'inscrire l'ergothérapie à la liste des services complémentaires offerts du préscolaire au secondaire. Ainsi, les commissions scolaires auraient accès à des fonds pour les engager.

Les ergothérapeutes pourraient travailler directement dans les classes, en partenariat avec les enseignants, croit M. Bibeau. «Ce sont des professionnels qui analysent les besoins du jeune, l'environnement qui est propice à l'apprentissage, et les activités qui doivent être faites pour renforcer son développement moteur et neuromoteur», explique M. Bibeau.

À peine une poignée

À l'heure actuelle, seulement une poignée d'ergothérapeutes travaillent dans les écoles spécialisées, qui accueillent une clientèle handicapée. Les 5000 ergothérapeutes que compte le Québec travaillent à 80 % dans le secteur public de la santé; dans les hôpitaux, les centres de réadaptation et les CHSLD. Les autres font de la pratique privée, où ils reçoivent beaucoup d'enfants en bas âge qui ont des problèmes d'autonomie.

Au préscolaire, les compétences de base comme savoir s'habiller seul, lacer ses lacets, tenir un crayon comme il faut, dessiner et découper sont primordiales. C'est pourquoi Noémi Cantin, ergothérapeute et professeure à l'Université du Québec à Trois-Rivières, a créé le programme L'ergothérapie va à la maternelle, en 2012. «On voit vraiment une belle progression des jeunes. Quand on a commencé, on n'était pas connus, mais là, les profs et les directions d'école redemandent de travailler avec nous», raconte-t-elle.

Un ergothérapeute peut aussi apprendre aux enfants à mieux planifier et organiser leur travail, analyser les sti mulus sensoriels qui dérangent les jeunes et adapter le mobilier scolaire. «Des fois, un élève va gigoter à l'école, mais c'est juste parce qu'il n'est pas confortable, que son environnement n'est pas propice à l'apprentissage», explique Mme Cantin.

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