«Inscrivez-vous ailleurs», dit un syndicat aux étudiants de l'UL

Sans convention collective depuis le mois de mars,... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Sans convention collective depuis le mois de mars, le SEUL avait promis, en septembre, de perturber les activités de l'Université Laval «au cours des prochains mois».

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(Québec) Le Syndicat des employés de l'Université Laval (SEUL) a profité des portes ouvertes de l'institution, samedi, pour inviter les futurs étudiants... à s'inscrire ailleurs. «Un message d'intérêt public», alors que le syndicat n'écarte plus la possibilité d'une grève ou d'un lock-out à la session d'hiver.

Sans convention collective depuis le mois de mars, le SEUL avait promis, en septembre, de perturber les activités de l'Université Laval «au cours des prochains mois». Le syndicat a augmenté la pression d'un cran, samedi, laissant planer des actions importantes à la session d'hiver 2017 si les négociations continuent de faire du surplace.

Le SEUL, affilié au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), excluait le débrayage il y a deux mois; mais voilà qu'il laisse entendre le contraire dans une pleine page de publicité parue dans Le Soleil de samedi.

Le message, signé par le SCFP, indique que l'organisation «ne peut garantir qu'il n'y aura pas un conflit de travail pouvant perturber la session d'hiver». Le message enjoint ensuite les potentiels inscrits à regarder ailleurs qu'à l'Université Laval. «Pour éviter tout risque de perdre votre session, des options s'offrent à vous. [...] Vous pouvez notamment vous inscrire à l'une des universités suivantes.»

Malgré la menace, les 1922 membres du SEUL n'ont pas encore de mandat de grève en main. Selon Éric-Jan Zubrzycki, représentant syndical du SCFP pour le SEUL, deux rencontres avec l'employeur pourraient encore permettre d'éviter une escalade des moyens de pression.

«Il n'y a pas de discussions à la table de négociations comme telles, mais il y a deux dates en conciliation, le 25 novembre et le 15 décembre. Si ce n'est pas réglé à ces dates-là, on va devoir envisager des moyens de pression plus haut qu'on va soumettre à nos membres», a-t-il affirmé en entrevue au Soleil.

En cas d'échec des pourparlers, ou du moins en l'absence d'avancements concrets d'ici la mi-décembre, M. Zubrzycki n'écarte pas l'éventualité que l'employeur puisse décréter un lock-out avant même qu'une grève ne soit mise en branle. Une telle situation ne fait pas frémir le SEUL, qui, selon son porte-parole, a les moyens de jouer «une partie de bras de fer». Le syndicat a ce qu'il faut dans ses coffres pour payer 80 % du salaire de ses membres sur une «période indéterminée».

M. Zubrzycki avertit au passage «qu'aucun cours ne sera donné» s'il y a lock-out.

Le SEUL représente notamment des travailleurs comme les agents de bureau, les ouvriers, les techniciens de laboratoire et les techniciens informatiques. En cas de grève ou de lock-out, ce sont tous les travaux de maintenance ou d'entretien, les systèmes informatiques, le traitement d'informations comme les notes de cours et d'autres services qui seraient paralysés.

«Demandes illégales»

Le SEUL voulait reconduire la précédente convention collective avec «quelques bonifications». Mais, selon M. Zubrzycki, l'employeur veut carrément «abolir de grands pans» de ce qui a été acquis dans le passé.

Il soutient que la direction des ressources humaines veut «précariser davantage» les employés à temps partiel en ne leur donnant plus priorité sur certains postes à combler. La direction voudrait plutôt nommer «qui elle veut, quand elle veut».

Il dénonce également «des demandes illégales» de l'employeur, dont celle d'avoir accès aux plans de traitement des employés en cas de congé de maladie. «Ça contrevient à la Charte des droits et libertés», a lancé le représentant syndical. Il craint par ailleurs que l'Université Laval s'accorde le droit d'effectuer une surveillance électronique des employés.

La direction des communications de l'établissement, fidèle à ses habitudes, n'a pas commenté le conflit de travail sur la place publique.

Davantage d'inscrits

L'Université Laval enregistrait une hausse de ses demandes d'inscription de l'ordre de 6,7 % pour la session d'hiver prochaine par rapport à la même date l'an dernier, et continuait de faire le plein à l'occasion de la journée portes ouvertes, samedi.

Le pavillon Alphonse-Desjardins grouillait de candidats potentiels à la recherche d'un programme d'études universitaire qui leur convient. L'Université Laval attendait jusqu'à 6000 visiteurs intéressés par l'institution. L'objectif des journées portes ouvertes est évidemment de faire le plein de candidatures et de «bons étudiants».

Croissance stable

Selon Nicole Lacasse, vice-rectrice adjointe aux études et aux activités internationales, la croissance de la population étudiante est relativement stable à l'Université Laval, affichant en moyenne 1 % ou plus ces dernières années.

À en croire le nombre de demandes d'admission pour la session d'hiver 2017, le rendement semble bon. «Si je regarde l'ensemble de mes candidatures en date du 9 novembre, par rapport au 9 novembre l'an dernier, je suis en hausse de 6,7 %», a expliqué Mme Lacasse.

L'Université Laval ajoute quatre programmes de premier cycle à compter de la session d'hiver 2017. Les étudiants pourront s'inscrire au certificat en gestion de la relation consommateur, au certificat en santé sexuelle, au microprogramme sur les saines habitudes de vie et au microprogramme de spécialisation en génie civil.

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