Services de garde en milieu familial: appel à un meilleur encadrement

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À mi-chemin de ses consultations régionales, la Commission sur l'éducation à la petite enfance a entendu plusieurs parents réclamer une liberté de choix entre les garderies privées, les centres de la petite enfance (CPE) et les garderies en milieu familial.

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(Québec) Un appel à une meilleure formation et à un meilleur encadrement des éducatrices en milieu familial a été lancé mardi lors de la Commission sur l'éducation à la petite enfance, qui était de passage à Québec.

«Il ne devrait pas y avoir au Québec de possibilité de s'improviser dans ce domaine-là», a exprimé André Lebon, psychoéducateur et président de la Commission.

La semaine dernière, Élizabeth Pelletier-Boissonneault, 22 ans, de Sainte-Marie, a été accusée de voies de fait graves sur un bambin de moins d'un an. Le bébé était sous la responsabilité de cette jeune femme, qui avait ouvert un service de garde en milieu familial privé depuis quelques mois.

M. Lebon croit qu'une telle situation devrait inciter à une plus grande vigilance. «On pense que des situations comme ça, on peut mieux les contrer, on peut les prévoir quand on a des exigences de qualité et qu'on a une surveillance, un accompagnement», a-t-il soumis.

À mi-chemin de ses consultations régionales, la Commission a entendu plusieurs parents réclamer une liberté de choix entre les garderies privées, les centres de la petite enfance (CPE) et les garderies en milieu familial.

«Souvent, les CPE ont meilleure presse [...] alors, la fantaisie pourrait être de dire: "On va mettre des CPE partout". Mais ça colle pas partout, comme dans les régions éloignées», explique M. Lebon.

Il croit donc que les garderies en milieu familial, qui accueillent un maximum de six enfants de 0 à 5 ans dans une maison, sont là pour rester. «Par contre, il faut se poser des questions. Comment on peut la soutenir au plan pédagogique, comment on peut exiger des formations continues?»

Exode vers le privé

Les différents organismes qui ont défilé devant les commissaires mardi ont parlé d'un exode depuis un an des enfants qui fréquentaient des garderies en milieu familial subventionnées, vers des milieux familiaux privés. La modulation des tarifs, qui dépendent maintenant du salaire des parents, incite ceux-ci à se tourner vers le privé, qui coûte moins cher dans certains cas.

Valérie Grenon, vice-présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), a raconté que 217 responsables de services de garde en milieu familial subventionnés ont fermé leurs portes ces derniers mois dans la région de Québec et de la Chaudière-Appalaches.

Elle a aussi dénoncé le fait que les responsables de milieux familiaux privés n'ont souvent aucune formation, pas de cours de premiers soins, et que leurs antécédents judiciaires ne sont pas vérifiés.

«Le nouveau parent est perdu dans tous les modèles proposés au Québec», a pour sa part évoqué Lucie Longchamps, qui représente les responsables de services de garde membres de la CSN.

Selon elle, le Québec devrait exiger une attestation d'études collégiales (AEC) à toutes les éducatrices qui travaillent à la maison.

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