Donner congé au prof ou pas, pour des fêtes religieuses?

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Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec

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(Québec) Embêtées par les demandes de congé pour des fêtes religieuses, les commissions scolaires du Québec réclament un guide clair et pratique pour les encadrer.

À l'heure actuelle, chaque commission scolaire gère ces demandes de congé au cas par cas. Dans certaines écoles, les enseignants obtiennent des congés supplémentaires pour fêter la fin du ramadan ou le Yom Kippour. Dans d'autres, ils doivent piger dans leur banque de congés personnels. 

«Ça crée des tensions, des iniquités entre les membres du personnel», a témoigné mercredi Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ). En commission parlementaire sur le projet de loi 62 sur la neutralité religieuse de l'État, Mme Bouchard a raconté que la commission scolaire de Montréal a reçu l'an dernier plus de 500 demandes de congé pour motifs religieux. Sans pouvoir dresser un portrait chiffré de l'ensemble du Québec, Mme Bouchard soutient ce phénomène s'étend maintenant à toutes les régions. 

La Fédération aimerait pouvoir compter sur un guide, qui garantirait aussi que ces demandes de congé ne viennent pas miner la capacité des écoles à offrir 180 jours de classe par année, ce qui est le minimum prescrit par le ministère de l'Éducation. Pour ce qui est des demandes de congé provenant des élèves, par exemple pour le report d'un examen, la FCSQ raconte que chaque décision est prise au cas par cas, avec l'enseignant. 

La Fédération des cégeps, qui s'est fait entendre mardi sur le projet de loi 62, a également demandé à ce que le régime pédagogique, qui concerne les heures de classe à fournir, soit respecté dans son intégrité. 

S'adresser à une femme

Josée Bouchard a aussi raconté mercredi que certains pères de famille refusent de parler avec des femmes lors de rencontres avec l'enseignant ou la direction d'école, pour des motifs religieux. Ce qui provoque souvent un malaise. 

Tel qu'il est écrit en ce moment, le projet de loi 62 ne garantirait pas aux écoles leur droit de refuser une telle demande, indique la FCSQ. Mais selon elle, pour le bien de l'élève, les parents devraient toujours accepter de rencontrer la personne qui le connaît le mieux, soit son enseignant ou son enseignante.

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