Créer un jeu vidéo pour s'accrocher à l'école

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(Québec) Près de 80 jeunes de Québec auront une raison de plus de se lever le matin pour aller à l'école. Ils devront créer de toutes pièces un jeu vidéo d'ici le mois de juin, épaulés par des employés de la compagnie Ubisoft.

Quand on demande à Hugo Paquette, 16 ans, s'il aime l'école, il répond : «C'est correct.» Lui qui passe trois heures par jour (de congé) à jouer aux jeux vidéo est très enthousiaste. «Ça met un peu de pression vu que c'est pas mal les pros, mais avec la pression, c'est là qu'on peut être meilleurs et qu'on peut se suspendre nous-mêmes», commente-t-il.

Toute sa classe d'adaptation scolaire de l'école La Courvilloise, dans Beauport, participe au projet cette année. Sabrina Paré, 15 ans, avoue que les jeux vidéo, ça l'intéresse moins. Mais elle promet de mettre la main à la pâte, surtout pour dessiner les personnages et les décors.

Réunis chez Ubisoft dans Saint-Roch, les jeunes ont rencontré jeudi leurs quatre mentors, qui leur ont fait faire un tour du proprio et leur ont parlé du jeu à créer, sur le thème des contes et des légendes d'ici. «À force d'être en contact avec des élèves, nos employés se rendent compte qu'ils sont des modèles et ça, c'est hyper stimulant», lance Andrée Cossette, directrice exécutive ressources humaines et communications chez Ubisoft Québec.

«On a vu des élèves peut-être en manque de motivation trouver une source de motivation. Découvrir c'est quoi la persévérance, parce que le projet finalement s'est avéré beaucoup plus gros que ce à quoi ils s'attendaient», raconte Diane Vaillancourt, directrice adjointe de l'école Joseph-François-Perrault, qui a vécu l'an dernier le premier projet pilote de création d'un jeu vidéo à Québec. Mme Vaillancourt se souvient en particulier d'un garçon qui s'est épanoui, s'est fait de nouveaux amis et s'est même amélioré dans ses exposés oraux.

Plusieurs matières

Cette année, les écoles La Courvilloise, Roger-Comtois et Jean-de-Bréboeuf ont aussi été sélectionnées, sur les neuf écoles qui avaient déposé leurs candidatures. Fusion Jeunesse, l'organisme sans but lucratif qui pilote le projet, dit avoir beaucoup de demandes à Québec cette année. «On est vraiment en expansion», souligne Sarah Houde, directrice générale de Fusion Jeunesse.

Selon elle, la création d'un jeu vidéo touche à plusieurs matières enseignées à l'école : écrire un scénario en bon français, fouiller un thème historique, créer un logo et programmer le jeu en utilisant l'algèbre. En plus du sentiment d'appartenance à l'école.

À la fin de l'année, un grand gala récompense les meilleures oeuvres. «On sait qu'il y a toujours un down en mars. C'est là où le décrochage arrive. Le projet a un impact sur l'absentéisme et aide les jeunes à continuer à aller à l'école», souligne Mme Houde.

En plus du jeu vidéo, Fusion Jeunesse crée des projets en sciences, en musique, en cinéma, en entrepreneuriat, entre autres, dans 143 écoles primaires et secondaires cette année, rejoignant 23 000 jeunes à risque de décrochage scolaire. En plus de l'entreprise privée, elle s'allie avec des étudiants universitaires pour accompagner les jeunes.

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