Une commission scolaire doit payer 15 000 $ à un élève brûlé à la tête

Le 26 février 2015, un élève de l'école... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Le 26 février 2015, un élève de l'école secondaire Saint-Maxime a voulu faire une blague à son « grand ami » en lui lançant de l'hydroxyde de sodium dans les cheveux, explique la Cour du Québec dans un récent jugement.

Photo Robert Skinner, La Presse

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La Presse Canadienne
Montréal

La Commission scolaire de Laval a été condamnée à payer 15 000 $ à un élève pour les sévères brûlures qu'il a subies après que son ami lui eut versé sur la tête un produit corrosif obtenu lors du cours de chimie.

Joseph Ammari a été brûlé par de l'hydroxyde de sodium que son ami Xavier Samson lui a versé sur la tête alors qu'il était à l'école en février 2015. Il s'agit d'un produit chimique qui se retrouve notamment dans du «Drano», utilisé pour déboucher les éviers et les toilettes obstrués.

Ses parents ont poursuivi l'école secondaire Saint-Maxime où l'événement est survenu et la Commission scolaire de Laval à laquelle elle appartient. Ils tiennent également responsable le père de l'élève qui lui a versé ce produit chimique sur la tête.

Les deux garçons de 15 ans étaient de très bons amis, tous deux en quatrième secondaire.

À la fin de son cours, Xavier a pris dans sa main une petite quantité d'hydroxyde de sodium provenant d'une fiole du laboratoire et l'a vidée sur la tête de Joseph pour faire une blague. Il s'avère que l'hydroxyde de sodium est un produit très corrosif et toxique lorsqu'on y ajoute de l'eau.

Sur le moment, Joseph ne sent rien. Par contre, en sortant de l'école, il ressent une brûlure et pour se soulager, il met de la neige et de la glace sur sa tête. Il aggrave ainsi la situation et le produit chimique atteint son cerveau.

Au procès, Xavier a témoigné qu'il ne savait pas que son geste était dangereux. Il percevait l'hydroxyde de sodium comme une sorte de «poudre à gratter», car, pendant le cours en laboratoire, le professeur Éric Berthiaume a pris du produit entre ses doigts en le frottant et en déclarant que cela faisait un drôle d'effet.

Le juge Richard Landry, de la Cour du Québec, a tranché que les consignes de sécurité concernant l'usage de l'hydroxyde de sodium sont loin d'avoir été aussi claires et précises que l'a laissé entendre l'enseignant.

Il indique même que par cette manipulation et son commentaire, le professeur a banalisé auprès des élèves les propriétés de ce produit chimique.

Bref, il conclut que l'école a manqué à ses devoirs dans le cadre de ce cours de science.

Les parents de Xavier sont toutefois exonérés, vu la preuve de la bonne éducation qu'ils ont donnée à leur enfant et parce que l'événement s'est produit lorsque l'école avait la garde de celui-ci.

La commission scolaire avait 30 jours pour en appeler à partir de la date du jugement, rendu le 29 septembre.

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