Dossier central de l'élève: le secret professionnel au coeur du débat

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L'échange d'informations entre les différents intervenants doit être amélioré afin d'assurer un meilleur suivi sur chaque élève.

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(Québec) Un expert est d'accord avec l'idée de créer un dossier central de l'élève, qui suivrait ses progrès de la petite enfance à l'âge adulte, si et seulement si les enseignants font partie d'un ordre professionnel.

Pour Égide Royer, spécialiste en adaptation scolaire à l'Université Laval, l'un ne va pas sans l'autre. 

«C'est une bonne idée. Mais il pourrait y avoir des informations sensibles qui se retrouveraient dans ce dossier, et les enseignants devraient être tenus au secret professionnel, comme les psychologues et autres intervenants de l'école.»

M. Royer réagissait à la piste d'action lancée par le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx, mardi, lors de la première journée de sa grande tournée de consultation. Pour le ministre, il existe des «fossés», voire des «ravins», entre les centres de la petite enfance et les écoles primaires, de même qu'entre les écoles primaires et les écoles secondaires. Selon lui, l'échange d'informations entre les écoles et les différents niveaux doit être amélioré, afin d'assurer un meilleur suivi de l'élève.

Pour M. Royer, un dossier centralisé pour chaque élève devrait contenir non seulement des observations et des diagnostics (hyperactivité, trouble de langage, difficulté en lecture, etc.), mais les moyens pris par les éducateurs ou les enseignants dans le passé pour l'aider.

M. Royer croit que plusieurs enseignants aiment l'idée de «repartir en neuf» chaque année avec leur nouvelle classe, préférant mettre de côté les difficultés du passé. «Mais si le jeune a un gros problème d'apprentissage, ça ne l'aide pas de repartir en neuf à chaque fois.»

La création d'un ordre professionnel des enseignants est un des sujets à l'ordre du jour des consultations du ministère de l'Éducation cet automne. Un tel ordre est toutefois rejeté d'emblée par la Centrale des syndicats du Québec, qui représente la majorité des profs du primaire et du secondaire.

Pour l'heure, tous les petits Québécois se voient accoler un code permanent par le ministère de l'Éducation lorsqu'ils font leurs premiers pas à l'école. Ce code permet de retracer leurs résultats aux différents examens du Ministère.

Élèves en difficulté

Les élèves handicapés, en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (HDAA) ont également une codification spéciale qui permet au Ministère d'allouer plus d'argent aux écoles qui les accueillent, afin de mieux les encadrer.

La Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) milite depuis plusieurs années pour que les dossiers ou les plans d'intervention des élèves HDAA soient plus facilement accessibles.

La Fédération a réussi à obtenir des plans d'intervention informatisés et uniformisés partout au Québec, qui sont plus faciles à consulter par tous les intervenants de l'école.

«Ceci dit, cela demeure un défi d'année en année. Les dossiers des élèves HDAA ne suivent pas toujours le changement d'année scolaire ou d'école. C'est une problématique claire au niveau des élèves HDAA», soutient Corinne Payne, présidente de la FCPQ, sans toutefois se prononcer sur l'élargissement d'un tel dossier à tous les élèves.

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