Un dossier scolaire centralisé pour chaque élève?

Le ministre de l'Éducation du Québec, Sébastien Proulx,... (123RF/Cathy Yeulet)

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Le ministre de l'Éducation du Québec, Sébastien Proulx, n'a pas exclu l'idée de créer un dossier scolaire centralisé pour chaque enfant, qui le suivra pendant toute sa scolarité.

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(Québec) Parce qu'il y a trop de «ruptures» dans le parcours scolaire d'un enfant, le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, veut colliger de l'information personnalisée sur chaque élève, qui serait transmise aux nouveaux profs et intervenants qui le côtoient, de la garderie à l'âge adulte.

En point de presse à la fin de la première journée de sa grande tournée de consultation à Scott, en Beauce, le ministre Proulx a souligné qu'il y a de l'information pertinente sur chaque enfant qui n'est pas transmise. Surtout lors des transitions entre les centres de la petite enfance (CPE) et l'école primaire, et entre l'école primaire et secondaire.

«Il faut être capable de passer par-dessus le fossé, ou le ravin, pour faire en sorte qu'on ne recommence pas comme si c'était un nouvel être humain», a soumis le ministre Proulx. Selon lui, il faut absolument qu'il y ait des «passerelles» entre chaque niveau d'enseignement, question de ne pas perdre «l'investissement» déjà fait.

Sans spécifier à quoi ressembleraient ces «passerelles», le ministre ne ferme pas la porte à la création d'un dossier scolaire centralisé pour chaque enfant, un peu à l'image d'un dossier santé qui suit chaque patient.

Alain Grenier, président de la commission scolaire de la Côte-du-Sud, s'est montré en accord avec le partage d'informations, mais a mis en garde le ministre de créer un dossier centralisé. «Il ne faudrait pas que l'enfant soit étiqueté dès qu'il arrive dans une nouvelle école. Des fois, c'est bon de repartir en neuf», a-t-il lancé.

Des parents ont aussi proposé que les enseignants apprennent à mieux connaître chaque enfant, par exemple en lui enseignant pendant deux années consécutives au primaire, question de créer plus de stabilité autour des petits.

Dernière minute

Environ 80 personnes ont participé à la consultation régionale Québec-Chaudière-Appalaches mardi, autant des groupes que des parents, des enseignants et des citoyens. Le ministre Proulx tiendra 15 autres journées de consultation similaires dans toutes les régions du Québec d'ici la fin novembre, avant le rendez-vous national du 1er décembre.

Près de 6000 personnes ont aussi participé à la consultation en ligne du ministère de l'Éducation, qui se tient jusqu'au 10 novembre.

La Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE) a toutefois déploré le peu de temps laissé aux intervenants pour se préparer à ces journées de consultation. Ceux-ci ont su à la dernière minute vendredi qu'ils allaient pouvoir s'exprimer le mardi. Certains ont même décidé de ne pas se présenter.

Josée Scalabrini, présidente de la FSE, demande aussi au ministre de cesser «de faire des annonces à la pièce», comme l'implantation d'un cours d'économie obligatoire à la rentrée 2017, alors qu'il est en train de consulter.

«Est-ce qu'il y a déjà des décisions de prises et c'est une consultation bidon? On veut pas, parce que nous, on a salué au départ cette consultation-là, mais ça nous inquiète», ajoute Mme Scalabrini.

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