Les profs de la Beauce préconisent un retour aux classes spécialisées

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Dans les classes régulières de 28 élèves, les enfants n'ont pas le suivi et les ressources dont ils ont besoin, soutiennent les enseignants beaucerons.

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(Québec) Alors que l'intégration des élèves en difficulté dans les classes régulières est devenue la norme au Québec, la commission scolaire Beauce-Etchemins a choisi de conserver plusieurs classes spécialisées et ses enseignants croient que c'est la voie à suivre.

«Il y a comme eu une dérive dans les 15 dernières années. C'est comme si la classe spéciale est devenue impossible, un monstre, un ghetto, alors que parfois, la classe spéciale, c'est le meilleur endroit», a commenté Brigitte Bilodeau, présidente du Syndicat de l'enseignement de la Chaudière, lors du premier arrêt de la grande tournée de consultation en éducation. 

Devant le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx et la sous-ministre Sylvie Barcelo qui s'étaient déplacés à Scott pour entendre des intervenants de Québec et de Chaudière-Appalaches, Mme Bilodeau a raconté qu'en Beauce, il y a trois classes pour les jeunes avec des difficultés de comportement, une pour les jeunes autistes, une autre pour les enfants avec des difficultés de langage et même une classe kangourou, pour les jeunes avec des difficultés d'attachement. 

Dans des classes régulières de 28 élèves, ces enfants n'avaient pas le suivi et les ressources dont ils avaient besoin, explique Mme Bilodeau. Elle plaide également pour que l'argent soit centralisé à la commission scolaire, qui décidera où les classes spéciales ou les intervenants spécialisés seront le plus utile. «Il ne faut pas que chaque école ait juste des grenailles et ne soit pas capable d'offrir un service complet», soumet Mme Bilodeau. 

Le Syndicat de la Chaudière a aussi déploré la lourdeur des examens ministériels qui sont imposés aux enfants de sixième année et le manque de ressources en francisation dans la région. 

Des centaines d'autres idées ont été soumises au cours de cette journée. En avant-midi, une dizaine d'organismes ont fait valoir leur point de vue, alors qu'en après-midi, le ministre et la sous-ministre se sont déplacés de table en table, à la rencontre d'une quarantaine d'enseignants, de parents et de simples citoyens venus échanger sur différentes pistes de solution. 

Des parents ont entre autres proposé que le choix des titulaires de classes ne se fasse plus selon l'ancienneté des enseignants, mais davantage selon leurs compétences particulières, et que les enfants aient droit à une stabilité, par exemple en ayant le même prof pendant deux ans. 

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