Un nouveau souffle à Institut de technologie agroalimentaire

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En plus de permettre des économies administratives, l'affiliation entre le Cégep de La Pocatière et l'ITA pourrait mieux ancrer l'Institut dans la région

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(Québec) La communauté de La Pocatière souhaite reprendre en main son Institut de technologie agroalimentaire (ITA) et lui donner un nouveau souffle. «On a plus de 150 ans d'histoire en enseignement de l'agriculture chez nous. On veut assurer la pérennité de notre école et même se donner plus de moyens pour faire mieux», lance Norbert Morin, député de la Côte-du-Sud.

Il y a un an, M. Morin, la Ville de La Pocatière et d'autres intervenants ont formé un comité pour réfléchir à l'avenir de l'ITA. Cette semaine, le Cégep de La Pocatière a déposé un mémoire à la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David. Il propose de transformer l'ITA en école nationale affiliée au Cégep de La Pocatière, un peu à l'image de l'Institut maritime du Québec, qui est sous la gouverne du Cégep de Rimouski.

En plus de permettre des économies administratives, cette affiliation pourrait mieux ancrer l'ITA dans la région. Sans avoir encore pris position sur cette idée, le comité local la voit d'un «bon oeil», indique M. Morin.

«Ces dernières années, l'ITA s'est refermée sur elle-même par manque de ressources. Ce sont toujours des directions par intérim qui sont nommées, et il n'y a plus de contact ou presque avec le milieu», se désole Marie-Claude Deschênes, directrice du Cégep de La Pocatière.

Par exemple, même si quelques centaines de mètres séparent le cégep de l'ITA, les collaborations entre enseignants pour la recherche et les projets sont difficiles, explique Mme Deschênes. Les «chicanes» avec le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) seraient fréquentes. «C'est géré comme un département de la fonction publique», soumet Mme Deschênes.

L'affiliation permettrait aux étudiants de l'ITA de recevoir leurs cours de français et de philosophie, par exemple, directement au cégep. Ceux-ci utilisent déjà la cafétéria et la bibliothèque du cégep, en plus de faire partie des équipes sportives.

Il y a deux ans, l'ITA a été la cible de rumeurs de fermeture. Le MAPAQ assure que celles-ci étaient non fondées et que les inscriptions sont d'ailleurs en hausse de 12 % depuis trois ans.

«L'ITA a des programmes reconnus, qui attirent les jeunes. L'agriculture, c'est un défi planétaire très actuel, et on pense qu'en mettant nos forces en commun, on pourra créer un effet de levier important pour notre région», indique Mme Deschênes.

Cette affiliation permettrait en plus au cégep de faire face au déclin d'étudiants qu'il entrevoit. «On est stable, sinon on a une légère baisse des inscriptions cette année. Mais les chiffres [prévisions] du ministère de l'Enseignement supérieur nous donnent le vertige», admet Mme Deschênes, qui compte un peu moins de 1000 étudiants en ses murs.

Si elle se réalise, cette affiliation entraînerait quelques coupes de postes dans l'administration, mais permettrait de consolider des emplois d'enseignants ou de professionnels en contact direct avec les étudiants.

Campus Saint-Hyacinthe

La Pocatière n'est qu'un des deux campus de l'ITA, le second étant situé à Saint-Hyacinthe. Un changement de statut entraînerait probablement une réflexion sur le campus de Saint-Hyacinthe aussi. «Notre situation n'est pas comparable à celle du Cégep de La Pocatière. Mais s'il y a des discussions concernant la création d'écoles nationales affiliées, on veut en faire partie», indique Véronique Blain, directrice des communications au Cégep de Saint-Hyacinthe.

De son côté, le MAPAQ se dit ouvert à la discussion. «S'il y a un changement à l'ITA de La Poca­tière, il faudra que le milieu s'entende, et ça va se faire en respectant la volonté du milieu», explique Alexandre Noël, responsable des relations médias du MAPAQ.

Un peu d'histoire

La première école d'agriculture de langue française en Amérique a vu le jour à La Pocatière en 1859. Administrée par une communauté religieuse, l'école est passée sous la gouverne de l'État en 1962 et est devenue un Institut de technologie agroalimentaire, favorisant la création de professions intermédiaires, entre l'agronome et l'agriculteur. L'ITA de La Pocatière était alors un prolongement de la Faculté d'agronomie de l'Université Laval. Le MAPAQ a regroupé en 2003 les instituts de La Pocatière et de Saint-Hyacinthe pour en faire une seule et même entité. Aujourd'hui, les deux campus de l'ITA sont les seules écoles d'enseignement collégial à ne pas être gérée par le ministère de l'Enseignement supérieur. L'ITA de La Pocatière accueille environ 340 étudiants cette année, alors que l'ITA de Saint-Hyacinthe en forme le double.

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