L'Université Laval veut exporter sa formation à distance

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(Québec) Pour le recteur Denis Brière, la formation en ligne, c'est «l'avenir» de l'Université Laval. C'est pourquoi une équipe travaille à traduire la plate-forme de cours à distance en plusieurs langues et à exporter le savoir-faire de l'institution à l'étranger.

«Exporter la formation à distance, ça se fait pas tout seul. Il faut former des équipes, envoyer des équipes à l'extérieur. C'est pas dans notre mentalité au Québec encore ça», a exprimé M. Brière en marge de son discours de la rentrée mardi.

Il souhaite toutefois que ça le devienne et dit avoir des discussions à ce sujet avec d'autres universités. M. Brière revient d'un voyage en Californie, où il a rencontré les hautes instances de la UC Davis University, qui seraient «très intéressées à notre plate-forme et à notre façon de faire», dit-il.

Selon M. Brière, l'Université Laval peut compter sur une expertise de 30 ans en formation à distance, et la plate-forme francophone qui a été créée ces dernières années est très facile à utiliser pour les professeurs, qui se familiarisent en moins d'une heure.

M. Brière soutient que l'institution qu'il dirige est un «leader» dans le domaine, mais il se dit quand même prêt à travailler en équipe avec les autres universités québécoises, comme le suggère la Téluq dans un mémoire rendu public mardi.

«On est parfaitement d'accord avec ça (le travail d'équipe). Maintenant il suffit de s'asseoir et de s'entendre sur la formulation des cours», indique M. Brière. Selon lui, plusieurs universités n'ont pas encore pris le virage numérique et doivent être accompagnées dans le processus.

La diffusion de la plate-forme de l'Université Laval à l'étranger dépendra toutefois de ses capacités financières. «C'est une question encore une fois de ressources, parce que c'est quand même un effort colossal de traduire ça dans plusieurs langues, mais ça s'en vient», promet M. Brière.

Entreprises

Même si l'exportation de sa plate-forme pourrait lui apporter de nouvelles sources de revenus, ce n'est pas l'objectif principal de l'université, indique M. Brière. «C'est le rayonnement de l'Université Laval qui nous intéresse, plus qu'essayer de se financer.»

Laval souhaite que son produit soit utilisé par le plus de gens possible, même par des entreprises qui veulent offrir de la formation continue en ligne. «Nous, on est là pour veiller à la qualité de la formation, on travaille en ce sens-là», lance M. Brière.

Visiblement, ce type de cours - que l'on peut suivre directement sur son ordinateur ou sa tablette, où on veut, quand on veut - fait de plus en plus d'adeptes. Cette année, 50% des étudiants de l'Université Laval sont inscrits à au moins un cours en ligne, une hausse de 15% par rapport à l'an dernier. Pour M. Brière, les 800 cours à distance de l'université représentent une «force absolument incroyable».

Dernier discours de la rentrée pour Denis Brière

Le recteur Denis Brière a prononcé mardi son dernier discours de la rentrée, son mandat prenant fin au printemps 2017. Après avoir dirigé l'Université Laval pendant 10 ans, soit le maximum d'années permises par les règlements de l'établissement, le temps est venu pour lui de céder son siège.

«Deux mandats, c'est le temps de passer le flambeau à quelqu'un d'autre», a-t-il commenté, avant d'ajouter : «On n'a plus 50 ans!» en riant.

M. Brière n'a toutefois pas voulu parler de son éventuel remplaçant. Les détails de la course au rectorat qui aura lieu à l'hiver seront dévoilés au cours des prochaines semaines.

Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire) - image 3.0

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Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière

Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire

Un des projets qui lui tenait à coeur, soit la construction de nouvelles résidences étudiantes pour les couples et les familles, n'a pas encore vu le jour sur le campus. M. Brière assure que le projet est toujours dans les cartons, mais il ne met pas de pression pour qu'il se réalise avant qu'il ne parte. «Lorsque le projet sera mûr, avec les étudiants et l'institution, on ira de l'avant», lance-t-il.

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