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La TÉLUQ propose aux universités de s'unir

Selon Martin Noël, directeur général de la Téluq,... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Selon Martin Noël, directeur général de la Téluq, «mutualiser les ressources» pour ne pas dédoubler l'offre de cours en ligne permettrait au gouvernement de faire des économies en éducation supérieure.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Ex-joueur de football étoile pour le Rouge et Or, Martin Noël croit au travail d'équipe. Devenu directeur général de la TÉLUQ, il propose maintenant à toutes les universités québécoises de s'unir pour offrir, ensemble, de la formation à distance.

Fraîchement confirmé dans son poste, M. Noël a déjà déposé un mémoire à la ministre de l'Enseignement supérieur Hélène David pour lui proposer l'idée. «C'était très constructif comme première rencontre», lance-t-il. 

Selon lui, le Québec devrait s'inspirer de l'Ontario, qui a lancé l'automne dernier le portail Web eCampusOntario.ca, qui offre 13 000 cours à distance. 

Ce portail est supporté par un consortium d'universités ontariennes, qui ont mis leurs ressources en commun pour développer une panoplie de cours. «Est-ce qu'on a besoin d'avoir 19 cours (à distance) de microéconomie? C'est pas essentiel, surtout s'ils sont équivalents», souligne M. Noël. Parce qu'à l'heure actuelle, chaque université développe ses propres cours à distance et se procure toute la «quincaillerie» nécessaire. 

Selon M. Noël, «mutualiser les ressources» pour ne pas dédoubler l'offre de cours en ligne permettrait au gouvernement de faire des économies en éducation supérieure. 

«Les logiciels sont coûteux et il faut les renouveler régulièrement. Les cours doivent aussi être révisés de façon régulière. Pour chaque université, ce sont des coûts qui peuvent devenir astronomiques», dit-il. 

Changer le modèle de financement

Pour inciter les universités à travailler ensemble, il faut toutefois changer le modèle de financement, croit M. Noël. «Faut arrêter de le voir à la tête de pipe. C'est un des problèmes majeurs.» 

À l'heure actuelle, toutes les universités cherchent à attirer le plus d'étudiants possible, afin d'obtenir plus d'argent du gouvernement. 

Au ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, une réflexion est déjà entamée sur le financement des universités et sur la formation en ligne. 

M. Noël plaide que la TÉLUQ fait de la formation à distance (autrefois par vidéocassettes) depuis plus de 40 ans et a toute l'expertise nécessaire pour aider le Québec à prendre ce virage. 

Des chercheurs de la TÉLUQ travaillent à évaluer la qualité de la formation à distance et à mettre en place les meilleures pratiques pour la réussite des étudiants. 

La TÉLUQ souhaite même aider les cégeps et les écoles secondaires (pour l'éducation aux adultes) à prendre le virage numérique. Il devra convaincre la ministre David, car l'ex-ministre de l'Éducation François Blais avait évoqué la fermeture pure et simple de la TÉLUQ l'automne dernier, ce qui ne s'est toutefois pas produit. 

Choix de génération

«Les jeunes aiment la formation en ligne, ils choisissent de plus en plus cette voie et on pense qu'on peut répondre à la prochaine génération», lance M. Noël. 

La TÉLUQ forme environ 20 000 étudiants à temps partiel chaque année, à partir de son siège social dans le quartier Saint-Roch à Québec et de son autre bureau à Montréal.

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